On tape dedans !!! et du sucre à tout va - Entremets érable, pécan, marron ; mousse au chocolat au lait et crème citron ; sorbet gingembre-citronnelle
Ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait différentes. Les semaines qui s’écoulent, depuis bientôt quatre mois, sont ainsi faites ; en variation autour du même thème, à guichet fermé, toujours dans les beaux quartiers. Donc, dès l’arrivée à l’école début septembre, j’ai eu le plaisir des premières découvertes : de mes camarades - de cinq ans mes cadets, fraîchement bacheliers, des professeurs de pâtisserie, chocolat, commerce, vie de l’entreprise, technologie, dessin, mais aussi … charcuterie. Car oui, l’ami, si tu veux toi aussi entrer dans le monde merveilleux du bep pâtisserie en un an, sache que tu n’échapperas pas, à 8 heures du matin, la marque de l’oreiller encore fraîchement imprimée sur la joue, à la description détaillée de la tête de veau, des pieds de porc frits, du fromage de tête et du traitement à réserver à la couenne fraîche afin d’obtenir une gelée digne d’un MOF. Pourquoi ? Parce que, c’est au programme. Et les programmes, c’est comme une belle-mère, on n’en change pas. Entre les bûchettes de Noël, étrange souvenir de cantine des années CP/CE1, subtilement décorées de lierre et cerises en crème au beurre et mini champignons en meringue suisse, le mille-feuille englouti sous un centimètre de fondant (et sa déco caractéristique du classicisme pâtissier de Limoges des années 40’ – mais si, vous voyez très bien ce que je veux dire), ou le Paris-Brest (1 kilo pièce, tout en symétrie de rosaces beigeasses), l’ambiance est à l’apprentissage technique. Heureusement, le cours de gestion est là pour m’apprendre à repérer le nom du serveur sur un reçu : Le goût est loin, et le bon goût aussi. Malgré tout, c’est pour ça que je suis là : pratiquer les bases, assimiler les gestes, maîtriser les classiques, même si je ne les reproduirai jamais en l’état. Enfin quand même, savoir prendre la température du sucre cuit avec les doigts, j’en suis pas peu fière (vous savez, quand le chef pâtissier met ses doigts dans la casserole de sucre bouillonnant avant de les plonger dans un bol d’eau froide pour faire une petite boule, l’air de dire « même pas mal », et ben, c’est vrai : même pas mal. Attention quand même, hein) Profil bas tu feras Dans un labo comme dans des cuisines, l’ordre est à l’honneur, les rangs se tiennent, et les titres importent. L’apprenti reste apprenti. Alors on ne rechigne pas, on ne commente pas, on ne suggère pas. On écoute et on applique, sans laisser l’inspiration vagabonder vers le pandan, la mélasse de grenade, la fève tonka ou le rapadura. A l’école, on lit sur le tableau du labo les réjouissances du jour : au choix, de la crème au beurre pour le moka et ses rosaces baroques, en toute légèreté, subtilité et modernité, de la tarte aux pommes ou aux poires, de la pâte à chou à gogo, du feuilletage, du chocolat, de l’écriture au cornet, mais aussi des roses en pâte d’amande, parce qu’il parait que c’est beau – ça claque comme c’est trop beau, même, et que la notion du kitsch n’est pas inscrite au règlement intérieur. Il m’est arrivé de faillir à ma nouvelle philosophie (une remarque ravalée vaut mieux que deux tu vas te faire virer), il faut bien le dire. Mais franchement, faîtes le test : casser cinq œufs et fouetter avec du sucre jusqu’à ce que le mélange ait bien, très bien monté, et qu’on puisse faire un dessin qui tienne avec la masse. Soit vous avez lâché l’affaire et saisi votre batteur électrique, tout à fait heureux de vous délester de cette tâche inutile et absurde par les temps qui courent (ie. modernes et plein d’appareils à la technologie magique et réjouissante) ; soit vous avez réussi à force d’une vingtaine de minutes de lutte et 12 crampes successives dans le bras, bien que le professeur ait affirmé que « regardez, tout est dans la souplesse du poignet ». Idem pour les cours de dessin : on fait des rosaces à main levée (ben oui, pour s’entraîner à faire des déco de rêve sur les gâteaux, vous suivez pas ou quoi ?), des dégradés de noir et blanc, des fleurs, et des lignes – des lignes verticales, des lignes horizontales, des lignes courbes, des lignes brisées, des lignes, des lignes – pendant deux heures. Et tout à coup, les nuits passées sur des présentations power point sur le contexte concurrentiel des sites d’enchères ou les différents stratégies de dénomination de marques paraissent loin, très loin. Un œil sociologique tu ouvriras Cette année, c’est aussi l’école de la vie, la découverte d’un univers et de personnes qu’on n’aurait pas côtoyé si l’idée saugrenue de faire un bep ne s’était pas manifestée un petit matin. Face à tes jeunes camarades, tu ne l’ouvriras pas non plus. Mieux : le temps passant, tu commenceras à apprécier leur candeur et leur énergie juvénile (t’apercevant par la même occasion que tu as déjà passé un voire moult caps). On apprends également du vocabulaire insoupçonné: fleurer, chiqueter, fraser, bouler, coucher, festonner, tabler, chablonner … autant de richesses linguistiques qui nous étaient jusqu’alors passé au-dessus de la tête, alors qu’imaginez l’allure que vous prenez soudain lorsque vous prononcez ces quelques mots : « Hé, toi ! t’oublies pas de tabler ta couverture avant de chablonner ton cadre, ok ? Et t’avise pas de prendre ta pause avant d’avoir boulé ce bac. » Trop classe, nan ? (nan ? vraiment ?) Témoin incognito d’un monde souterrain parfois déconcertant, on se retient donc de remarques susceptibles de nous démasquer (du type, au hasard : quand, après 1 heure de déboîtement d’épaule dû au maniement de la presse à fond de tarte, on nous demande avec un sourire jusqu’aux oreilles : « Alors, ça te plaît ? », on ne maniera pas le sarcasme en répondant : « Grave, c’est ma passion ». Encore un grand moment de solitude) Entre la dizaine d’heure passée debout tous les jours, les quarante minutes de vélo quotidiennes, les plaques en fonte et les cuves à transporter au boulot, les œufs à monter et les brioches à beurrer à la main à l’école, on développe aisément une musculature de Rambo. On ne déroge donc pas à ses longueurs, histoire de détendre le corps et l’esprit. Sous-thème : Attention aux dangers tu feras Le glamour tu oublieras Sans commentaire. (De toutes façons, le carrot pants auquel les magazines tentent désespérément de nous convertir ne passera pas par moi. J’ai un nouveau jean, même pas slim, même pas imprimé léopard, et mes fesses et moi, on le vit plutôt bien, en fait) Le reste du temps tu te détendras Chaud brûlant de Bill Buford, par exemple, tu liras. L’histoire d’un journaliste de 50 ans qui décide d’apprendre à cuisiner. Qui lutte dans les cuisines d’un restaurant italien de New York, qui se brûle et se coupe, qui observe ce microcosme aux lois étranges, aux us et coutumes insolites, aux personnages caricaturaux. Qui part en quête de son graal, la connaissance de la pasta fresca. Qui se pose des questions saugrenues et pose un regard saisissant. Qui nous embarque dans un univers chaud brûlant. Bon, maintenant, venons-en aux faits : il est d’abord question d’un entremets. Pas n’importe quel entremets. L’Entremets. L’an dernier, pour son anniversaire, la Reine Mathilde m’avait suggéré quelques ingrédients chéris pour son dessert. J’avais fait simple, j’avais fait ça. Cette année, il fallait faire beaucoup mieux. Beaucoup beaucoup mieux. Alors, quand elle m’a dit « érable, pécan, marron », je me suis dit que j’allais le faire, mais que je ne parierai pas sur le résultat. Et puis, sans même trop y réfléchir, l’idée est venue : un croustillant praliné avec du pralin de noix de pécan et des éclats de noix de pécan caramélisées, une fine couche de crème de marron, quelques morceaux de marrons confits homemade, et une chantilly au chocolat blanc pour surmonter le tout. Et l’érable, dans tout ça ? C’est là que la récente découverte des flocons d’érable intervient. Les flocons d’érable sont le fruit des travaux de recherche d’une marque québécoise, Equinox. En France, on peut s’en procurer par Couleur Québec. Ça a le goût de l’érable, mais c’est croustillant et se présente comme de la feuilletine (les crêpes dentelles émiettées que l’on met dans le praliné feuilleté). D’où le praliné feuilleté version moitié flocons d’érable, moitié feuilletine (cause flocons d’érable overdosés en sucre). Ça s’appellerait « Le rêve de Mathilde ». On se retrouve donc, un samedi après-midi, à quelques heures d’une soirée où l’on sait que personne d’autre n’apportera de dessert, à se lancer tête baissée. Et au fur et à mesure que les couches s’empilent, un très bon sentiment s’installe. Le pressentiment de la jouissance magique, lorsque toutes les couches se retrouveront lovées sur la langue, le croc-croc du croustillant, des noix de pécan, le moelleux-crémeux-onctueux de la crème de marron, la douceur légère de la chantilly au chocolat blanc … Un entremets tout confort, quoi. On aura compris : je suis super fière de ce gâteau d’anniversaire, parce qu’elle méritait au moins ça. Il est aussi question d’une mousse au chocolat au lait et d’une crème citron. Vite fait, bien fait, association simplement exquise. Rien à dire de plus, si ce n’est que cette mousse est d’une texture incroyable. Il est enfin question d’un sorbet citronnelle-gingembre, trouvé dans Les couleurs du goût de William Ledeuil, dont j’admire toujours autant le talent et la créativité (terme galvaudé, certes, mais utilisé à dessein). Il l’accompagnait de pomelo confit et d’une confiture de papaye. J’ai modifié les proportions (un peu plus de citronnelle et beaucoup moins de gingembre, un peu étonnée par les 4 rhizomes de la recette) et l’ai servi avec des tranches de mangue et de poires poêlées à la vanille et quelques écorces d’orange confites. (on ne voit pas de mangue sur les photos, cause le soir même, pas de photo possible). Quelques minutes après le turbinage, le sorbet était puissant, et l’association avec les fruits tièdes et doux était excellente. Le lendemain, le sorbet était devenu violent, mais pas déplaisant pour autant. A consommer avec modération tout de même. Bon appétit. Et merci pour vos petits mots, vos mails, et plus si affinités :-) *** Pour un petit appartement rempli d’une vingtaine de convives, soit un cadre de 30x40cm (diviser par deux pour une quantité déjà conséquente) Biscuit cuillère : Préchauffer le four à 160° Incorporer les blancs au mélange jaune/sucre puis verser la farine tamisée et l'incorporer à la maryse sans trop travailler la pâte, en soulevant la masse délicatement. Enfourner et cuire un peu moins de 15min. Laisser refroidir, décoller la plaque de biscuit (en retournant la plaque et en décollant la feuille de papier en la tirant doucement à l’horizontale). Remettre une feuille de papier sulfurisé sous le biscuit, placer le cadre et couper aux dimensions. Praliné de noix de pécan : Torréfier les noix de pécan 10/15 minutes au four à 180°. Praliné feuilleté aux noix de pécan et flocons d’érable : Marrons semi-confits : (à faire la veille ou quelques jours avant) Faire un sirop avec l’eau et le sucre. Porter à ébullition, y placer les marrons et éteindre le feu. Couvrir avec un papier sulfurisé troué au centre et laisser confire environ 1h. Egoutter les marrons (garder le sirop) et les laisser refroidir. Répéter l’opération : porter le sirop à ébullition et y verser les marrons, etc. Répéter encore une fois et réserver les marrons à moitié confits. Crème de marron : Ramollir la gélatine dans un bol d’eau froide. Egoutter et faire fondre au micro-onde (sans faire bouillir). Mélanger à la crème de marron. Chantilly au chocolat blanc : Mousse au chocolat au lait Crème citron *** D’après William Ledeuil 1 rhizome (90g) de gingembre Servir avec des tranches de mangue et de poires poêlées quelques minutes avec de la vanille fraîche et quelques écorces d'orange confites. (inutile d'ajouter quoi que ce soit, le jus des fruits donne un sirop parfait). J'ai déposé un peu de coriandre fraîche sur les fruits, parce que j'aime.
Le ton du premier acte de la rue de Rivoli a été donné. Mais que s’est-il passé rue de l’abbé Grégoire ? Pour les deux du fond qui suivent pas : je suis (mais qui suis-je ? où vais-je ? hein ?? mais réponds !) en apprentissage de pâtisserie, section Tiens-bon-ça-va-bien-se-passer, en alternance chez Angélina et à l’école Grégoire Ferrandi (tant qu’à se raconter, autant faire dans le name dropping).
Bref. Les journées d’école s’enchaînent à un rythme qu’on pourra décemment qualifier de soutenu, mais qui n’est rien à côté de celui de l’Entreprise (avec un grand E, celle qui doit participer à l’hymne de la productivité/rentabilité/efficacité).
Comme nous l’a gentiment fait comprendre l’assistant du directeur (1m³ de défense de l’Autorité, matérialisée par le vénérable Règlement Intérieur) : « La créativité, ici, ça n’existe pas. »
Pas de blagues non plus, pas de jeux de mots, on n’est pas là pour rigoler. ON TAPE DEDANS ! [ndlr : l’origine de cette expression, répétée et hurlée à tout bout de champs par les chefs, les profs et les commis, reste à ce jour un mystère impénétrable]
Et on joint sa voix aux exclamations admiratives de la fleur du professeur, avec entrain, parce qu’il faudrait quand même pas passer pour l’intrus de service. Et de toute façon, j’ai bien tenté de recueillir un soutien sur l'invraisemblance de la chose, mais non, je suis définitivement seule sur ce sujet.
Passons sur le cours d’initiation au marketing, trop douloureux.
On peut le prendre façon « Vis ma vie », ou encore à la survivor façon « Koh Lanta » ; l’important, c’est de garder en tête, même quand on foutrait bien la tête du prof dans son chocolat magnifiquement tempéré en moins de 3 minutes et sans une tâche sur son tablier immaculé, que c’est une expérience humaine uuuulllltttttrrrrrrra enrichissante. (Sérieusement, je me sens déjà super riche)
On gardera également un œil sur les tics et manies du monde de la cuisine. Par exemple, l’utilisation permanente du possessif : je bats ma crème avec mon fouet, je surveille mon four, je poche mes choux (avec ma pâtache, le petit nom de la pâte à choux), je mets au point ma couverture.
On prendre garde également aux soins de ses pieds et de ses mains, rudement mis à l’épreuve par du matériel totalement inadapté à la parisienne lambda.
Sans oublier le soin du visage pour peau corrodée par la clim, les chocs thermiques, l’ambiance 100% pur beurre, etc …
Car dans un labo, le danger est partout : une plaque qui tombe, du sucre qui gicle, un batteur qui s’enflamme, une lame qui dérape, une flaque qui se cache, une marche qui se dérobe …
Le rêve de Mathilde, ou l’entremets tout confort : praliné feuilleté pécan et érable, crème de marron et marrons glacés, chantilly au chocolat blanc
100g de farine
5 oeufs clarifiés (note de l’apprentie : blancs et jaunes séparés)
150g de sucre
Blanchir les jaunes avec 50g de sucre en poudre jusqu'au ruban. Réserver.
Monter les blancs en neige ferme en les serrant lorsqu’ils commencent à monter avec les 100g de sucre restant.
Verser l’appareil sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, lisser, toujours sans travailler la pâte, faute de quoi elle retomberait, et ce serait douloureux pour elle, et pour toi, cher Lecteur.300g de noix de pécan
300g de sucre
Verser le sucre dans une grande casserole et faire un caramel à sec. Quand le caramel est blond, verser les pécans et mélanger pour les enrober. Verser sur un silpat (feuille en silicone) ou une feuille de papier sulfurisé et laisser refroidir.
Quand les noix de pécan sont froides, les concasser grossièrement. En réserver environ 100g. Mixer finement le reste pour obtenir le praliné.
200g de praliné pécan
150g de pâte de noisette (ou praliné à défaut, mais l’ensemble est déjà bien sucré)
150g de chocolat de couverture blanc
75g de flocons d’érable
75g de feuilletine
environ 70g de noix de pécan caramélisées concassées préalablement réservées
Faire fondre le chocolat blanc au bain-marie. Ajouter le praliné et la pâte de noisette, bien mélanger puis ajouter la feuillantine et les flocons d’érable en mélangeant délicament.
Verser sur le fond de biscuit cuillère et lisser à la palette.
Répartir les noix de pécan caramélisées concassées sur le praliné feuilleté.
200g d’eau
200g de sucre
500g de crème de marron
4 feuilles de gélatine (8g)
Répartir la crème de marron sur le fond de praliné feuilleté et lisser.
Couper les marrons semi-confits en 4 et les répartir sur le fond de crème de marron.
50cL de crème liquide entière
200g de chocolat de couverture blanc
4 feuilles de gélatine (8g)
Ramollir la gélatine dans de l’eau froide et la dissoudre dans le chocolat blanc chaud.
Monter la crème bien froide en chantilly.
Verser la chantilly sur le chocolat blanc et incorporer délicatement.
Verser sur le fond de l’entremets et lisser à la palette.
Mousse au chocolat au lait, crème citron
65 g de beurre
150 g de blancs
30 g de sucre
50 de jaunes
250 g de chocolat au lait de couverture
Monter les blancs et serrer avec le sucre. Incorporer le chocolat rapidement au fouet.
140g d’œuf
125g de sucre
7g de zeste de citron
75g de jus de citron
30g de beurre
Laisser refroidir un peu (environ 40°) et ajouter le beurre.
Dans les récipients choisis, verser une couche de mousse, une couche de crème citron, une couche de mousse. Placer au frais.
Sorbet à la citronnelle et au gingembre
9 bâtons de citronnelle
2 jus de citron (100g)
150g de sucre semoule
5dL eau
Porter à ébullition et filtrer. Laisser refroidir.
Turbiner.


31 commentaires:
Pour moi ce sera crème citron, parce que le poids des jaunes c'est plus précis que 4 jaunes d'oeufs, plus simplement j'adore la crème au citron avec un peu de chocolat. Douceurs mises à part, j'admire ton courage, ta ténacité et la bonne dose de philosophie dont tu fais preuves.
Eblouissement, respect, chapeau bas... Je suis heureuse de lire à chaque fois tes billets. Bravo pour tout ! Et ce rêve de Mathilde, c'est une réalité que j'aimerais goûter un jour...
Comme dit sophie, respect !
Ta description est geniale et franchement marrante !
Quant aux desserts... les trois me font envie...
Waw, cet entremets est tout simplement fabuleux, bravo! Ainsi que tout le reste... :) Merci pour ces moments partagés avec nous.
Bédidonc, ça rigole pas! Mais bon, si tu as appris à mettre tes doigts dans le sucre bouillonnant sans te brûler c'est trop la classe ;-) Et tes desserts aussi!!!
Wahou, tous ces desserts me font saliver à mort! Fantastiques et si raffinés!
Bises,
Rosa
eh bien, c'et du sérieux tout ça, tu nous dresses une belle analyse très complète et super intéressante, et tu parviens à garder ta touche perso et une bonne note d'humour...c'est bon signe, ils n'auront pas ta tronche!!!! Courage en tout cas!!
j'aime terriblement cet entremet...
Un beau récit et un chouette entremet!
Courage ! Rambo gagne toujours!
je t'adore quand tu nous parles comme ça, j'adore tes idées, ton sorbet, ton entremet et tu me ferais même adorer les marrons
olala olala olala mais que vois-je ?!!! Ca a l'air terriblement trop bon, et c'est terriblement trop beau ! BravoOoo ça donne trop envie ! Bises
Comment ne pas tomber sous le charme de la plus charmante des amies, de la plus douée des pâtissières, de la plus talentueuse des bloggeuses ???
Mon rêve s'accomplit, sacredieu, même s'il a fallu se contenter d'une seule part... Tous des salauds ! ;)
Chuis avec toi, Jen, au tour ou en plein centre.
Je suis toujours avec autant de plaisir tes aventures en cuisine!
quel récit captivant, t'as du courage et une volonté d'acier...
j'admire l'entremet, mais c'est le genre de dessert qui me semble insurmontable à réaliser! par contre la mousse et le sorbet me semblent plus à ma portée. j'ai testé il n'y a pas longtemps une mousse chocolat à la confiture de framboise et j'ai été épatée par cette association. avec le citron, cela devrait aussi me plaire. quand au sorbet...j'imagine déjà l'explosion en bouche!
J'aimerais savoir combien de gens qui commentent ici lisent ton billet.
Pour celles et ceux qui ne le font pas, je leur dis: "dommage car vous ratez quelque chose!!!".
Je suis toujours effrayée par la longueur (je parle de taille et non de style) mais me surprends à lire tout d'un trait. C'est passionnant. J'ai toujours aimé tes recettes (celles-ci n'échappent pas à la règle) mais tes récits sont tout aussi prenantes. Tu uses du blog comme il devrait toujours être utilisé c-a-d comme un journal. Je suis fan... hyper-fan et c'est sincère!!!
Vite vite, un autre billet siouplaît.
Biz,
Alexandra
bien, autant te dire, que j'ai mis ton billet en attente pour le lire tranquilou le week-end, sans elles ni LUI dans les pattes. A cette heure tout le monde dort encore !
Que dire, si, en dépit de tes "préventions", j'adorerais suivre ces cours (ici le kitsch a cours, imagine avec deux fillettes en bas âge dont l'une est en plein dans sa période rose-paillette-fée-princesse !)..
Je sors d'un entremets, rien de comparable dans la créativité, mon terrain n'est pas précisément la pâtissierie qui est donc comem un graal. Et comme je n'ai pas les bases techniques, que je pratique en autodidacte totale, c'est forcément moins beau que toi. Du coup, la créativité passe à l'as (quand elle est un tant soit peu présente, c'est la cata assurée... Du coupe, la créativité passe par le reste des recettes du blog. Et W Ledeuil est aussi une source d'inspiration, je viens de faire des tripes très délicates, un pure délice (que je n'étais pas sûre de manger en fait car je j'aime pâs trop, cela m'écoeure vite)
Bref j'adore tes billets en general, et celui là en particulier !
Et je rejoins le comm de Miss Tiny en tout point !
Hummm ... comment dire ? Merci, infiniment ? Merci, sincèrement ?
Merci, simplement.
Que je vous fasse saliver, ça me réjouit. Que je fasse presque aimer les marrons aux réticentes, ça me séduit. Que je vous intéresse et vous donne le sourire avec mes conneries, ça me suffit.
Tout ces compliments, c'est du bonus, que du bonheur, comme une grosse cuillère de nutella.
Mille mercis à toutes
Un délicieux moment de lecture, il ne manque vraiment rien à ta prose.Pour le reste, je ne peux juger que d'après les recettes et photos mais je te fais confiance, l'apprentie pâtissière me semble devenir une vraie pro, et la créativité dont tu ne sembles pas pouvoir user à ta guise là-bas explose littéralement ici. Et c'est tant mieux pour nous.
Bravo!
J'ai adoréééééééé ce commentaire sur la vie d'une apprentie en pâtisserie !Franchement tu devrais garder précieusement tes notes et nous offrir un petit bouquin .J'imagine le courage , l 'abnégation dont tu dois faire preuve mais aussi tous les fou-rire intérieurs que tu dois avoir !!!
Que dire de ce dessert somptueux ???qu'il me chatouille les papilles ?
Ton blog est toujours aussi savoureux et qu'elle est chanceuse cette Mathilde !!! :-p C'est super, il semble que tu t'épanouis dans ta nouvelle vie! L'école de la rue de Villiers ne te manque jamais? hahahaha
tu en mènes une sacrée vie! les professionnels mêmes des chousx à la crème et de la déco kitsch manque partout de fun. Mais tu as l'air d'assumer tout ça avec maestria. Ton dessert est assez fantastique mais perso j'ai plutôt envie de tester ta mousse. En tout cas le surmenage ne nuit pas à ta créativité. Bises
Je suis en retard, très en retard... Mais je suis ravie d'avoir ainsi de tes nouvelles, et par la même occasion de pouvoir te lire à nouveau (ça manque, hein...).
Une copine avait choisi la filière "lycée hôtelier" dès la seconde... et elle a choisi de se spécialiser en pâtisserie après son bac pro... et ben quand je voyais ce qu'elle faisait je ne l'enviais pas, bien contente que j'étais de pouvoir faire ce que bon me plaisait avec ma kitchenette. Du coup elle qui au départ était passionnée, j'ai l'impression que sa passion s'est fanée au fil des ans (surtout qu'à côté elle n'était pas en stage chez Angelina...) et aujourd'hui encore ça m'attriste. Mais bref, c'est pas le sujet. N'empêche que j'en parlerai volontiers avec toi autour d'un repas, pour l'instant ma banquière m'interdit formellement tout séjour parisien mais je pense venir après mes partiels genre fin janvier début février, je te tiens au courant et j'arrête ma tartine...
Bisous!
PS: testé et plus qu'approuvé le sorbet de Ledeuil. Je te conseil son petit livre paru récemment aux éditions de l'épure: un bonheur!
le tout est plu sque parfait!!
est -il vraiment nécessaire de te dire que je suis conquise?? et que tu m'as fait mourir de rire, un 5 janvier, un lundi froid et humide, un lundi d'hiver où la nuit tombe à l'heure où je rêve de réconfort? donc voilà, tout ça pour te souhaiter une très très joyeuse et belle année, parce que... tu le mérites bien avec ton entremet à se damner!!
Pourquoi il est mort ce blog, alors que l'humour fin coule à flots et les recettes sont toutes paradisiaques ?
Il n'est pas mort ... il hiberne !
Plus pour longtemps, murmure-t-on.
reviens on t'attend de pied ferme. tes histoires nous manquent
raa, quel bonheur, etant moi aussi en apprentissage (mais cuisine de mon coté), de voir que je suis pas la seule a rester perplexe quand a l expression tant aimé de nos professeurs "taper dedans". oui et sans parler de ce mysterieux Jean Pierre. en attendant tes recettes ont l air super, je vais les essayer tiens.
in-croy-able, je suis aussi a ferrandi!le monde est petit quand meme! en attendant maintenant je peut mettre un lieu a defaut de mettre un nom sur tes trepidantes aventures de vieille au pays des jeunes disciples ferrandien (aventures auquelles je m identifie completement, soit dit en passant.)
J'ai beaucoup rigolé en lisant ton article. Faisant moi-même un stage en cuisine en ce moment, je me suis reconnue dans beaucoup de choses. Sauf que je n'ai pas ton experience, n'étant même pas dans une école de cuisine, et je ne peux donc pas bluffer le chef avec mon savoir-faire, comme toi tu le pourrais. Parce que quand je vois la recette de ton gateau, je me dis que franchement, pour réaliser un tel truc, tu dois vraiment être très très douée.
Très bonne continuation à toi
Angélique
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