« Ratatouille » : euphorie, angoisse, et inspiration – Crumble Pomme Pistache
Donc, tout le monde en parle, d’éloges dithyrambiques en chicanes faussement agacées, du Monde à Technikart, en passant par Biba, Cosmo ou le Masque et la Plume. (Et oui, ma culture se maintient dans cet équilibre instable que nous décidons/tentons de disculper/d’assumer par le manque de Temps, l’absence terrible de temps, ce temps qui n’en finit pas de passer, qui transforme 24 heures en 52 minutes et nos journées en peaux de chagrin - sans parler des jours qui raccourcissent, mais c’est une autre histoire).
Message personnel (ou pas) : je vais faire mon possible pour cesser cette fâcheuse tendance aux parenthèses à rallonges et à tirets, mais je n’y puis rien, très chère, j’adore les parenthèses, les tirets (so british …), et, surtout, les points virgules – mais c’est encore une autre histoire.
Je ne vais donc pas ici tenter de décrire mieux qu’eux ce petit rayon de soleil dans notre bel été.
la minute météoLes critiques pourront bien user leur plume jusqu’à la planter dans leur clavier, peu de mots suffisent : pétillement, émotion, ravissement. Joyeux, frais et drôle. Je suppose que les non fanatiques de cuisine ont pu également y trouver leur bonheur, mais une fois passée cette jouissance post-filmique, une angoisse m’assaillit soudain …
Quand le fameux/feu chef Goosto déclare au petit Remy (le rat de goût) : “Anyone can cook, but only the fearless can be great”, je me suis interrogée : étais-je vraiment si fearless que ça ?

Quelques minutes d’anxiété, tremblement de chevilles et claquements de dents plus tard, je me suis reprise en main, comme seul une vraie fearless pouvait le faire. Inspirée par la ratatouille cuisinée pour le génialissime critique Ego, j’ai élaboré une recette plus-innovante-tu-meurs : un crumble pomme pistache.
Mais point de dés approximatifs de pommes vulgairement amassés sous un amas de gravier douteux ; les pommes, finement tranchées et paisiblement confites, s’empilent gracieusement dans mes chers (ô combien chers !) cercles à pâtisserie, tandis que les délicates miettes sablées à la pistache les recouvrent en leur offrant leur doux parfum. La cuisson confit le tout et parfait le contraste croquant/fondant, le sucré-vanillé et le croustillant du fruit sec agrémenté d’un peu de fleur de sel (grâce aux très bons sablés de la très chouette pâtisserie vendéenne de Beurlay). Tout ça réalisé en un presque rien de temps, et accompagné avec une crème vanillée improvisée à la crème de soja … Je m’arrête là, je m’égare ; mais quand même.
- Crumble pomme pistache -
pour 2 personnes
3 sablés à la fleur de sel
30 grammes de poudre de pistache
une dizaine de pistaches natures
2 belles pommes
5 grammes de beurre
5 grammes de sucre
2 grammes de vanille en poudre
un peu de beurre pour les cercles
- Petite crème vanillée improvisée -
4 cuillères à soupe de crème de soja
1 cuillère à soupe de sucre
1/2 cuillère à café de vanille en poudre
Mélanger et placer au frais
Crumble : torréfier les pistaches 10 minutes à 180°, les laisser refroidir puis les concasser. Ecraser grossièrement les sablés, ajouter la poudre de pistaches et les pistaches concassées. Bien mélanger et placer au frais.
Préparer les cercles : bien les beurrés et les placer au frais.
Pommes : Eplucher les pommes et retirer le cœur. Retirer les extrémités et les couper en tranches d’1/2 cm d’épaisseur. Faire chauffer le beurre dans une poêle, y placer les tranches de pommes et les faire revenir quelques minutes. Ajouter le sucre et la vanille mélangés. Laisser sur feu doux jusqu’à ce que les pommes soient bien tendres (mais qu’elles se tiennent quand même).
Laisser refroidir un peu.
Montage : Sortir les cercles du frigo et les beurrer de nouveau. Superposer les tranches de pommes en les collant bien au cercle. En réserver quelques unes pour combler les trous laissés au milieu par leurs cœurs cruellement arrachés. Bien lisser la surface. Parsemer des miettes jusqu’à épuisement.
Cuisson : une dizaine de minutes à 180°, jusqu’à obtenir une jolie coloration.
Démouler les crumbles – lentement, ça doit glisser tout seul ( … )
Servir tiède, accompagnés de la crème bien froide
Ps 1 : je suis aussi totalement fan des crumbles vites faites bien faits, là, c’était juste pour la fearless attitude – quoi que.
Ps 2 : juste très rapidement, une petite photo d’innovation sans peur et sans reproche : des mini cakes au pandan, pépites multiples de chocolat et fruits secs… Je me replonge lentement mais sûrement dans la grande baignoire interculturelle. (recette sur demande)
Ps 3 : non, finalement, rien.




9 commentaires:
Moi aussi j'adore les crumbles!! Nous allons voir Ratatouille ce week end!
Ce crumble pistaché me plait beaucoup. Beaucoup.
Et ces petits cakes au pandan tout autant. Je veux bien avoir ta recette...
Tu mets beaucoup de pandan? Parce que je me suis faite avoir une fois en mettant 2 cas dans un gateau et c'était immangeable, alors que là j'ai fais des mousses avec juste 20 gouttes et c'était parfait côté gout (bon, du coup, pas vert pour un sous mais bon, on peut pas tout avoir visiblement...)
Je te demande tout ca car j'ai vu sur ton blog que tu maitrisais le pandan.
Ce crumble m'a l'air délicieux et ces petits cakes je suis come loukoum j'ai du pandan dans mon placard et je n'ai pas encore osé l'utiliser, alors je voudrais bien voir ta recette...
Tiens une autre adepte des parenthèses infinies...
Les crumble a juste l'air parfait!
Recette express des minis cakes au pandan
c'est en fait une base de muffins à laquelle j'ai ajouté une grosse cuillère à soupe d'extrait de pandan, et non d’arôme de pandan. Mais c'est là le souci, il me reste encore des provisions fraîchement rapportées du Vietnam d'extrait de pandan, qui est en fait une simple mixture de feuilles de pandan, mais elles ne seront pas éternelles... J’ai trouvé de l’arôme de pandan chez les frères Tang la semaine dernière, mais rien à voir : l’odeur est là, mais la couleur n’a rien à voir, pas plus que la texture. Ma quête de l’extrait continue ; affaire à suivre.
Bref, pour la recette, initialement prévue pour 6 muffins (aucune idée de combien de mini cakes ça peut donner. Beaucoup, sûrement)
150 gr de farine (moitié normale, moitié intégrale)
1/2 sachet de levure chimique (6 gr)
50 gr de sucre
1 pincée de bicarbonate
10 cl de lait
1 oeuf
40 gr de beurre fondu
1 grosse cuillère à soupe d’extrait de pandan
50 grammes de chocolat au lait
50 grammes de chocolat noir
Une quinzaine de cerneaux de noix de pécan
Une petite poignée de pistaches natures
Préchauffer le four à 18o° (th6).
Concasser grossièrement le chocolat, les noix de pécan et les pistaches et réserver.
Dans un saladier, mélanger les secs : la farine, la levure, le bicarbonate, le sucre.
Dans un bol mélanger le beurre fondu, l’œuf, le lait, et ajouter le pandan.
Verser le mélange liquide sur le mélange sec et mélanger – il faut que le vert du pandan soit uniformément réparti, mais ne pas trop travailler la pâte quand même (toujours ce fameux secret du gonflé des muffins)
Verser dans les moules à mini cakes et parsemer allègrement du mélange de pépites.
Faire cuire à 180°, entre 12 et 15 minutes, en surveillant.
Laisser refroidir – mais ils sont encore meilleurs un peu tièdes à mon goût.
Je vais bientôt faire un point sur ces histoires vertes de pandan, arôme, extrait etc...
Je n'oserai dire "parfait" (nobody's perfect, comme disait l'autre), mais il se pourrait bien que ce soit une des rares fois où je sois vraiment satisfaite -non, vraiment, vrai de vrai,pas de fausse modestie ni rien- vraiment.
Feu crumbles (soupirs). Fin de parenthèse infinie :-)
Ah non, en fait : les précisions sur le pandan arriveront très bientôt. Les infos se précisent, juste besoin de rassembler les sources.
A propos du temps et de l’argent.
(Non non qu’on se rassure, point de philosophie carpédièmisque là derrière, juste quelques considérations nonchalantes de passage).
D’abord, il fait beau. Si, c’est vrai, il fait beau, en tout cas là, dans cette ville pourrie qui surplombe les méandres de la Loire, cette ville pucelle toute grise, il fait vraiment beau. Mine de rien, un grand ciel bleu lacéré des longues traînées blanches des avions, la sensation de fraîcheur quand on rentre chez soi, pfiaaa, ça fait du bien.
C’est une sensation de quiétude tranquille (ouaaaaouuu le bon PLEONASME !!) qui s’installe, au point d’en rendre comiques les désagréments du quotidien.
Car il y en a, c’est à ne point douter.
Au-delà des 4L jaunes qui n’avancent pas. Non parce que c’est un fait avéré : la norme sociale impose à toute voiture circulant à travers l’ensemble du territoire des betteraves et du vinaigre longevin, de ne pas dépasser les 30 km à l’heure. Point de possibilité donc de se déplacer à son envie. Les escargots sont maîtres des lieux.
Au-delà donc de ces tracas circulationnels - rrraaa mais il arrête ce correcteur d’orthographe débile, j’ai le droit d’inventer des mots zut crotte – il y a les tracas liés à la possession temporaire d’un bout de territoire, à savoir une place de parking. Rendez-vous compte, aujourd’hui il est devenu strictement impossible de garer un véhicule dans une ville de façon provisoire et nocturne sans se ruiner autant qu’en s’offrant un voyage à Venise.
Parfaitement, il est question ici d’expérience, croyez-moi.
Heureusement le soleil donne de bonnes idées. Voilà tout, il soumet même des concepts incroyables, capables de venir à bout des désagréments cités au-dessus.
En effet, et si nous décidions tous, dès à présent, de nous moquer royalement à la fois du temps que nous perdons bêtement derrière les limaces urbaines, et des deniers dont nous bourrons jusqu’à la nausée les parcmètres tyranniques de nos cités ?
La solution la voilà : osons narguer les obstacles, et passons de bons moments entre amis dans nos voitures ! Oui oui, l’habitacle de nos automobiles ronflantes est suffisamment chaud et douillet pour de bons moments de détente amicaux, les sièges confortables inviteront à se confier autant qu’au fond d’un joli appartement, et les plus récents modèles proposent même une très bonne qualité de son pour nos disques préférés ainsi que des tablettes pour installer les divers pièces et mets d’un repas digne de ce nom.
Faites ce que voulez, en ce qui me concerne c’est décidé : l’intégralité de mes lieux de rendez-vous à venir se situera très exactement dans ma voiture, et consistera en de jolies ballades rafraîchissantes, à quelque heure du jour et à quelque saison qu’il s’agisse.
hmm, quel délice!
leonine194.canalblog.com
Très fearless, certes,
mais très réussi aussi on dirait !! :D
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