dimanche 26 août 2007

Un point proustien sur le Pandan

On se l’arrache, ce pandan : les amis, la famille (ça va, merci), les bloggeuses, le boulot… – moi-même, je me l’arrache, c’est dire. Adoration ou curiosité, les questions fusent ; un petit point s’impose donc.
Je vais tenter de transmettre mon immense savoir pandanesque (on m’appelle Maître Lá dua – traduction vietnamienne), acquis au pays où le concept d’interculturel a ses limites, le Vietnam.
Bon, dans les faits, ça risque d’être un peu plus compliqué que prévu : mes recherches de fournisseur d’extrait de pandan en France ont donné lieu hier à une conversation téléphonique d’anthologie, une sorte de délire vietnamo-kafkaïen qui m’a replongée dans mes souvenirs déjà un peu embrumés de la légendaire amabilité vietnamienne.
Bref, j’ai appelé Tang Frères, puis Paris Store, leur ai exposé ma requête, me suis fait répondre à la vietnamienne « ah non, connais pas, pas possible, pas existe ici hein » (un peu d’imagination pour l’accent qui accompagne – cruelles limites de la narration par l’écrit).



Ayant insisté par mille et un stratagèmes et au moins dix traductions de « pandan », j’ai été baladée de service central des caisses en services commerciaux, de thaïlandais en vietnamiens, et ai finalement réussi à faire comprendre ce que je voulais : non pas l’arôme mais l’extrait naturel.



Au final : aucun moyen de s’en fournir pour les particuliers mais j’ai cru percevoir une lueur d’espoir quand l’homme m’a dit qu’il allait se renseigner auprès d’importateurs, si c’était pour une société (ce que je lui ai soutenu – et qui n’est que pure vérité – mais autant en faire profiter tout le monde).
Une autre piste s’ouvre grâce au concours de ma fameuse compagnonne d’expatriation, M-C DV/Reine Mathilde, fraîchement débarquée d’ Nguyen Huu Canh sans sa non moins fameuse moto, mais armée d’un précieux présent : un énorme pot d’extrait accompagné de la carte du fournisseur local (ai-je déjà parlé de l’obsession vietnamienne des cartes de visites ?). Affaire à suivre donc …

Fermant cette parenthèse (je sais, c’est une manie, j’y travaille – ou pas), faisons ce point : on trouve le pandan au moins sous 3 formes : les feuilles, l’extrait, l’arôme.

L’arôme de pandan se trouve facilement dans les supermarchés asiatiques de France et de Navarre, mais surtout du 13ème (ce n’est pas être raciste que de dire cela, mais je ne suis guère fine connaisseuse des autres grandes villes françaises).






Je viens de le découvrir chez Tang et, si la fameuse couleur est bien là, l’odeur paraît très artificielle – normal, me direz-vous, pour un arôme artificiel et relativement alcoolisé. Ça doit pouvoir servir de substitut, mais rien de comparable à l’extrait naturel, incroyable pâte visqueuse d’une couleur magique et à l’odeur enivrante de … de ?



Pour ma part, impossible de la qualifier, juste une odeur verte, mais, à mon grand étonnement, beaucoup ont spontanément évoqué l’odeur du Petit Beurre. Idem pour le goût, blocage descriptif – j’en perd mon latin.
Il semble (mais ma compréhension de la langue vietnamienne reste limitée) que ce soit simplement un concentré de feuilles de pandan broyée avec de l’eau. D’où une alternative à ce défaut de fournisseurs (sans doute un peu fastidieuse, mais on n’a que ce que l’on mérite) : faire soi-même son jus de pandan, avec des feuilles de pandan que l’on trouve également dans les supermarchés asiatiques (à ce que j’en ai compris, il faut broyer 100g de feuilles par litre d’eau)

Quant à l’utilisation : on trouve des dizaines de recettes –sucrées et salées– à base de pandan sur la toile, et toutes indiquent les proportions à respecter.
Comme je l’ai déjà dit ailleurs, le site Playing With My Food vaut vraiment le détour en matière de recettes asiatiques, particulièrement de desserts. (il y en a aussi quelques unes sur le Blogtest de Dara, entre autre)
Et quant à mes conseils avisés de Maître La Dua, je ne peux que vous renvoyer à mes expériences plus ou moins hasardeuses déjà postées. De petites conversions de proportion s’imposent, mais je me dis que la Force sera avec vous.

Petit historique de mes aventures pandanesques, qui ont commencé comme ça … ou index à la Proust

Découverts un peu par hasard au tout début de notre expatriation, le pandan et les pâtisseries vietnamiennes sont devenus le sujet d’une obsession dévorante ; et, après moult visites de pâtisseries suivies de dégustation/empiffrage, je me suis lancée dans une quête obstinée de la recette du Bánh Phú Si (aka « le Vert », mentionné pour la 1ère fois à la suite d’une mésaventure ordinaire en Xe om - moto taxi
).



En attendant de dénicher la recette parfaite des « verts », ont suivi les étrangement appréciés Délices franco-vietnamiens de la Reine Mathilde, ou palets chocolat glacés à la menthe et au pandan.




C’est après des mois de recherches intensives et douloureuses que j’ai atteint l’extase en trouvant la recette tant convoitée des Bánh Phú Si.








De retour sur le plancher des vaches limousines, j’ai expérimenté :
-Des mini cakes au fromage blanc amande-pandan


-D’autres mini cakes au pandan, pépites multiples de chocolat et fruits secs (la recette est dans les commentaires).

- une glace au pandan à se damner



- des truffes au pandan à mourir


- des macarons vanille pandan à tomber


- des chips de pomme au pandan



- un entremet crousti-soyeux au tofu soyeux et au pandan


- des financiers piramidaux au pandan (et d'autres au sésame noir)


Sur ces bonnes paroles (j’en vois deux, au fond, complètement affalés), deux autres petits liens :
vers une fiche descriptive du pandan sur Asia Food, relativement inutile en fait.
Et vers l’article du Wikipedia anglais
, bien useful pour sa part pour toutes les traductions qu’il offre – utiles en tout cas à celles et ceux qui seraient prêt(e)s à faire le tour du monde pour un peu de pandan.

Eclairante j'espère avoir été, je ne doute pas que le temps du pandan soit loin d’être révolu - aventures et expériences à suivre.


Messages personnels multiples et variés :
- Merci à M-C DV pour être revenue, en vie voire plus, du bout du bout du monde.
- Maman : apprends à mettre des commentaires sur les blogs et explique pourquoi c’est bon, les petits verts. Et puis je te le ferai, ton concept de mini vert fourré ganache noire, mais peut-être pas aujourd'hui, je vais voir.
- Petites camarades, rouquine, frisée, ou pas, voguant sur leur galère celsienne et ramant pour leur mémoire, leur soutenance, leur rapporteur de Paris : tout passe, même ça.


Ah non, j'ai encore oublié quelque chose : pleins de nouvelles photos (du Vietnam, des expériences culinaires diverses et variées) sur les Clics et les Claques de Tronches de Cake - à droite. Et album consacré aux diverses pâtisseries vietnamiennes et bizarreries au pandan

36 commentaires:

choumie a dit…

J'ai découvert moi-même le goût du pandan en découvrant chez Tang un sachet de préparation pour Pandan Chiffon cake. je suis tombée littéralement amoureuse de ce gâteau et du goût du pandan. Effectivement l'arôme pandan vendu chez Tang est un peu artificiel et sur le site Youtube j'ai regardé une vidéo sur le Pandan chiffon cake ou la personne broyait elle meme les feuilles de pandan pour récupérer son jus. Bref, je suis aussi une fan de cette saveur. Merci de lui avoir consacré un post...

missval a dit…

Je découvre le pandan grâce à ton post. La couleur est sublime! Il faut absolumment que j'y goûte! Merci

Le Cookie Masqué a dit…

ce fut un plaisir.
Effectivement, une obsession se crée vite dès qu'on goûte au pandan pour la première fois. Je vais tenter de monter un club des Adorateurs du Pandan, après celui des Adorateurs du Phu Si :-)

M-C D-V a dit…

Maître,

C’est ne pas faire honneur à notre patrimoine culturel que de laisser paraître que le Pandan est une découverte. Laissez-moi donc prévenir vos centaines de lecteurs quotidiens d’une chose que vous omettez de leur signaler.
La connaissance des textes est en effet riche d’informations au sujet de cette merveille culinaire. Quelques précisions permettront sans aucun doute de rafraîchir les mémoires et d’aider les novices en la matière à percevoir l’importance notoire pour l’humanité entière de cette substance toute divine, quoique de la même couleur que nos martiens imaginaires (on perçoit là déjà tout la dimension presque subconsciente, proche du fantasme le plus pur, qui est indissociable de la fréquentation du Pandan).

Proust justement, que vous invoquez, preuve que votre mémoire est bien encore quelque peu vaillante, disait, au cours d’une de ses plus belles et fameuses phrases (nous ne proposerons ici à la lecture que les quelques passages les plus explicites et témoins du statut que possède le Pandan chez l’écrivain) :

« Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n'était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n'existait plus pour moi, quand un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux ronds et moelleux appelés Banne – Foussi (ndlc : il est intéressant de noter l’orthographie en usage alors, sensiblement différente de celle en vogue aujourd’hui au Vietnam par exemple, « Bánh Phú Si ») qui semblent avoir été moulés dans la valve galbée d'une grosse coquille marine. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de Banne – Foussi. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu'elle était liée au goût du thé et du Banne – Foussi, mais qu'elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D'où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l'appréhender ? » (…)
« Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C'est à lui de trouver la vérité. Mais comment? Grave incertitude, toutes les fois que l'esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher? pas seulement : créer. Il est en face de quelque chose qui n'est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière.
Et je recommence à me demander quel pouvait être cet état inconnu, qui n'apportait aucune preuve logique, mais l'évidence de sa félicité, de sa réalité devant laquelle les autres s'évanouissaient. Je veux essayer de le faire réapparaître. Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de Banne – Foussi. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s'enfuit. » (…)
« Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de Banne – Foussi que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue du petit Banne – Foussi ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé, les formes - et celle aussi du petit bulbe de pâtisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot - s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. Et dès que j'eus reconnu le goût du morceau de Banne – Foussi trempé dans le tilleul que me donnait ma tante (quoique je ne susse pas encore et dusse remettre à bien plus tard de découvrir pourquoi ce souvenir me rendait si heureux), aussitôt la vieille maison grise sur la rue, où était sa chambre, vint comme un décor de théâtre s'appliquer au petit pavillon, donnant sur le jardin, qu'on avait construit pour mes parents sur ses derrières (ce pan tronqué que seul j'avais revu jusque là) ; et avec la maison, la ville, depuis le matin jusqu'au soir et par tous les temps, la Place où on m'envoyait avant déjeuner, les rues où j'allais faire des courses, les chemins qu'on prenait si le temps était beau. Et comme dans ce jeu où les Japonais s'amusent à tremper dans un bol de porcelaine rempli d'eau, de petits morceaux de papier jusque-là indistincts qui, à peine y sont-ils plongés s'étirent, se contournent, se colorent, se différencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables, de même maintenant toutes les fleurs de notre jardin et celles du parc de M. Swann, et les nymphéas de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l'église et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de mon Banne – Foussi. »
Marcel Proust, Du côté de chez Swann.

Quant à Samuel Beckett, certains spécialistes s’accordent pour penser qu’un passage de L’innommable donne la parole au Pandan lui-même (une sérieuse étude parue chez Puf et consacrée au Pandan à travers le théâtre moderne donne tous les arguments de cette thèse de plus en plus répandue dans les milieux universitaires) :

« Moi j’attends mon tour. Oui, je ne désespère pas, tout compte fait, d’attirer leur attention sur mon cas, un jour. Non pas qu’il présente le moindre intérêt, tiens, il doit y avoir erreur (ndlc : on reconnaît bien là l’humilité si caractéristique de la substance), non pas qu’il soit particulièrement intéressant, c’est entendu, j’ai entendu, mais c’est mon tour, moi aussi j’ai le droit d’être reconnu impossible, il me semble. Ceci ne finira jamais, inutile de se faire des illusions, si si, ils verront, après moi ce sera fini, ils se désisteront, ils diront, Tout ça n’existe pas, on nous a raconté des histoires, on lui a raconté des histoires, qui lui, le maître (ndlc : sous-entendu : du joda pandan), qui on, on ne sait pas, l’éternel tiers, c’est lui le responsable de cet état de choses, le maître n’y est pour rien (ndlc : mais siii il y est quand même pour quelque chose, enfin, Beckett, ne sois pas si négatif…), eux non plus, non moins que personne, nous avons eu tort de nous en prendre les uns aux autres, le maître à moi, à eux, à lui-même, eux à moi, au maître, à eux-mêmes, moi à eux, au maître, à moi-même, nous sommes tous innocents, assez. »

Enfin, Marguerite Duras, à qui le Pandan, mangé en grande quantité vers la fin de sa vie, fit perdre peu à peu toute cohérence, parle de lui dans L’Amant en ces termes :

« Ma mère n’a jamais parlé vraiment de cette substance. Elle ne s’est jamais plainte (ndlc : à l’époque, dans les contrées reculées dont il est question, le Pandan était considéré comme une drogue, à juste raison, donc interdit de consommation).Elle n’a jamais parlé de fouiller les armoires de personne. Il en a été de cette substance comme d’un délit. Elle la tenait cachée. Devait la croire inintelligible, incommunicable à quiconque ne connaissait pas le Pandan comme elle le connaissait, par-devant Dieu et seulement devant Lui. Elle en disait des petites banalités, toujours les mêmes. Je ne savais pas, disait-elle, qu’on pouvait attendre ça d’un simple extrait de feuilles, une telle intuition, une tendresse si profonde. »
Plus loin, au cours de la description d’un repas à Sadec :
« Nous mangeons tous les trois à la table de la salle à manger. Ils ont dix-sept, dix-huit ans. Ma mère n’est pas avec nous. Il nous regarde manger, le petit frère et moi, et puis il pose sa fourchette, il ne regarde plus que mon petit frère. Très longuement il le regarde et puis il lui dit tout à coup, très calmement, quelque chose de terrible. La phrase est sur la nourriture (ndlc : la critique est unanime, il s’agit ici d’un repas composé de mets parfumés au Pandan, comme la mère de Margerite Duras avait l’habitude d’en cuisiner). Il lui dit qu’il doit faire attention, qu’il ne doit pas manger autant (ndlc : cf supra, l’interdiction de manger du Pandan, d’où la rareté de cette substance). Le petit frère ne répond rien. Il continue. Il rappelle que les gros morceaux de Bánh Phú Si (ndlc : ici, première apparition dans la littérature française de l’orthographie actuelle du mot) c’est pour lui, qu’il ne doit pas l’oublier. Sans ça, dit-il. Je demande : pourquoi pour toi ? Il dit : parce que c’est comme ça. Je dis : je voudrais que tu meures. »

Il est désormais à espérer que chacun pourra se faire une idée quelque peu plus précise de la réputation acquise par cette substance magique auprès de certains des plus grands écrivains. La liste est bien évidemment longue de citations au sujet du Pandan, mais ne voulant pas fatiguer le lecteur, nous n’avons retranscrit que les plus évidentes traces dans la littérature française de cette réputation.

En vous remerciant,

M-C D-V

Papilles et Pupilles a dit…

J'ai le même petit flacon que toi mais je ne m en suis encore jamais servie. Affaire à suivre.

red against the machine a dit…

Bon c'est décidé, je fonce chez tang goûter cette saveur, toute artificielle quel soit, je me dois d'en apercevoir la couleur. Mais c'est vrai que d'en extraire le jus soi même ça doit avoir quelque chose d'authetiquer très appréciable (à condition de bien se laer les mains...). Bon en tout cas, je suis en train de savourer un délice délicieux : muffin mirabelle noix de pécan agrémenté de fèves de cacao (non non, pas de crème anglaise, bien que j'arrive de moins en moins à résister à l'appel du soja). ça va être dur d'en garder pour ce soir, enfin il me reste les bricks au thon et le crousti moelleux de courgette crumbelé...
et il faut que je fasse gaffe à ce que ma soeur ne me pique pas mes livres de cuisine, elle vient de trouver mon précieux "Muffins for dummies" et je sens que je vais avoir du mal à le récupérer.

bon sur ce je file, en attendant d'autres détails délicieux au prochain post, enfin moi j'dis ça, j'dis rien...

loukoum°°° a dit…

Merci beaucoup pour ce recap'!
En effet les couleurs ne sont pas comparables...
Merci donc pour ces info, j'espère que ma compère ès trouvailles asiatiques va me dénicher ça à HK!

mayacook a dit…

Merci maître!!! Je ne savais plus trop que faire de mon arôme!

vanessa a dit…

très très instructif !!

Fabienne a dit…

Tu attises ma curiosité ... Je n'en ai jamais acheté chez Tang car je trouve l'odeur artificielle mais ... c'est donc une affaire à suivre ...

Le Cookie Masqué a dit…

Je crois que l'idée centrale est "affaire à suivre" ...
J'use ici de le sagesse de plume de maitre La Dua pour faire des remerciements multiples et variés :
- à mes commentatrices de proximité, de longue date ou à la dummy récemment convertie aux muffins,
- à celles dont je suis les aventures culinaires depuis souvent un bon moment, mais à qui je n'ai jamais laissé de commentaires... Touchée vraiment je suis.
- à ma mère, sans qui je ne serai pas là aujourd'hui :-)

bergeou a dit…

Merci pour ce post très instructif !

Alex a dit…

Maitre, trouve-t-on du Pandan aux Ameriques selon vous?

Alex a dit…

PS: je suis fan de votre blo qui donne faim

Le Cookie Masqué a dit…

ah et ben décidément, il faut beaucoup de pandan pour réveiller les petits doigts endormis sur leur clavier ... je suis forte aise d'avoir été utile, et d'avoir quelques menues nouvelles de collègues expatriés sous des cieux plus libéraux :-)

Miss Tiny a dit…

La culinosphère est vaste... parfois je me dis qu'elle est trop vaste car il y a des blogs qui valent vraiment le détour. Le tien en fait partie. J'ai cliqué au hasard via le blog de Loukoum°°° (dans ces commentaires, le pseudo Cookie Masqué m'a interpellée) et me voilà sur ton blog magnifique, avec cette entrée en matière sur le pandan. J'habite le 13è et j'ai mes habitudes chez Tang Frères... je n'ai jamais eu la pulsion d'acheter de l'arôme de pandan et tu viens de la provoquer. Je connaissais la couleur particulière de cet arôme mais n'en voyais pas trop l'utilité. A présent, je vois clair donc merci pour ce petit cours magistral sur le pandan.
Autre intérêt, je suis d'origine vietnamienne par mon père et tes accointances avec le Vietnam me touche car je ne connais rien à ce pays. Je rêve de le découvrir car c'est le pays de mes grands-parents paternels (je n'ai pas vu mon père depuis 14 ans). Bref, heureusement que j'ai croisé ton site, je crois que je vais y trouver plein de choses intéressantes.
Bizzzzz,
Alexandra

Rosa's Yummy Yums a dit…

J'adore le pandan! Je recherche depuis lontemps le concentré naturel, mais n'ai trouvé que le jus ou les arômes artificiels... Je crois qu'un de ces jours je devrais m'en fabriquer moi-même avec les feuilles!

Le Cookie Masqué a dit…

toujours pas de nouvelles du fournisseurs :-(
Je pense créer le GCDAFEMDP ( Grand Comité Des Adoratrices Fabriqueuses Elles-Mêmes De Pandan)

Flo a dit…

Je vais essayer d'en trouver, ça m'intrigue vraiment ce machin tout vert ;-)

Marmitedecathy a dit…

je tombe chez toi grâce à Loukoum et je suis ravie ! pour le pandan, j'ai acheté la petite fiole verte chez Tang, mais je n'ai encore rien osé faire avec, cette couleur verte me fascine !

Olivier a dit…

si dans ton GCDAFEMDP tu pouvais le faire neutre ou que l'on puisse rajouter un autre A pour Adorateur... Je veux bien participer car autant le billet m'a passionné, autant les commentaires m'ont intéressé...J'ai ressorti Proust dans sa version "la Pléïade" et me suis préparé de quoi boire et jeûner pendant quelques jours...
Je veux découvrir le secret de "l'odeur verte"...

Le Cookie Masqué a dit…

Il est tout à fait possible de neutraliser le Grand Comité - j'avouerai même l'avoir (presque) délibérément féminisé afin de m'attirer les foudres/commentaires des rares mâles voguant de ci de là sur notre chère petite galère culinaire.
Replongez-vous, mon ami - mes amies également, cela va sans dire - dans cet océan proustien ; baignez-vous, marinez-y un long moment ... seulement alors l'odeur verte vous offrira-t-elle peut-être une brèche afin de percer son précieux secret au grand jour

loukoum°°° a dit…

Tu testes et si ça marche je devient membre du GCDAFEMDP :)
Enfin je m'avance beaucoup là, faut déjà que je vois si y'a des feuilles de pandan dans le paristore strasbourgeois

$ha a dit…

Il faut absolument que j'en trouve! Sous n'importe quelle forme!!

Anonyme a dit…

j'ai moi aussi regardé par curiosité l'arôme pandan en épicerie asiatique et là ce fut le choc : plus 75 % de propylène glycol !!!!!! un humectant SOLVANT surtout pour les extraits de plantes ... considéré cependant comme peu toxique ..
n'empêche c'est le genre de truc qui me refroidit tt net !
alors OUI à l'extrait naturel !!!

cmoiquicuisine a dit…

jamais entendu parlé mais ça m'intrigue m'intrigue, au ébut j'ai pensé qu'il y a avait un jeu de mot avec padam, et le gout alors? c'est genre petit lu d'aprés ce que j'ai compris?

Ellaë a dit…

Et bien là, ma curiosité est à son comble! Je ne connais pas et veux m'en procurer assez vite! Je vais voir à Marx Dormoy, le quartier asiatique du 18e = plus près de chez moi. Je découvre ton blog par le biais de celui de Flo, qui vient d'utiliser cet ingrédient dans une recette simple et sympa. Je vais prendre le temps regarder toutes tes recettes, en te mettant dans mes favoris. A bientôt donc.

MissCannelle a dit…

Et voilà, à force de m'intriguer au plus haut point avec toutes tes histoires de Pandan, je suis depuis peu l'heureuse propriétaire d'une petite fiole d'arôme pandan... bon, j'ai bien compris que ce n'est qu'une pâle copie du fabuleux extrait naturel, mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on à! Je vais commencer mes expérimentations sous peu!!!

makitchenette a dit…

ah ouais en effet tu es une vrai fan du pandan, moi je le découvre grace à toi ce soir et je suis ravie d'avoir fait une nouvelle découverte et je vais m'empresser d'en trouver pour pouvoir y gouter
merci pour toutes ces infos!

Philo a dit…

Samedi lors de la rencontre que j'ai organisé j'ai acheté le même flaçon que toi il me tarde de le tester. Merci pour tes recettes

Besson a dit…

plop!
j'ai la chance d'avoir une mère qui voyage beaucoup pour son travail et quand elle m'a demandé ce que je voulais qu'elle me ramène du vietnam, je n'ai pas beaucoup hésité avant de lui demander de l'elixir vert dont j'ai tant entendu parler et qui ne cesse d'attiser ma curiosité culinaire. Je suis donc l'heureuse propriétaire d'un extrait naturel mais je me pose des questions quant à la conservation...faut-il le consommer rapidement et si oui est-il possible de le congeler?
Merci si quelqu'un peu me renseigner et bonne dégustation à toutes et à tous!!!
Sandra

Le Cookie Masqué a dit…

Chanceuse !
je n'ai jamais essayer de le congeler mais je ne pense pas que ce soit nécessaire, ça se conserve très bien. j'ai gardé le mien plus de 6 mois, au frigo par précaution mais je pense que ce n'est même pas nécessaire.

Besson a dit…

merci pour tes précisions!
j'ai testé tes cakes au pépites de chocolat et aux noix et c'était un malheur!
il n'en reste déjà plus!!
merci encore de m'avoir fait découvrir le pandan et bonne continuation pour ton blog, j'adore ton style d'écriture et je rigole toujours beauoup!

christelle a dit…

Bon et bien je ne connaissais pas cette chose verte, et même si j'avais lu le mot sur 2 ou 3 sites, je ne m'étais jamais encore posé la question du "où le trouver".
Et en non parisienne, pas facile !
Mais c'est vrai que cette quête est tentante, pour savoir quel "goût vert" cet extrait peut avoir.
Merci pour ces précisions.

Poucecaillou a dit…

Voilà un billet fort instructif (bien écrit qui plus est). Lors d'une de mes prochaines visite à Paris Store, j'irai m'enquérir de ce petit flacon. Allez encore un petit coup de pouce... Dans quel rayon le trouve-t-on ?
Merci

Delphine a dit…

J'imagine que depuis avril vos recherches ont avancé ?..Au cas où, je rentre de chez Tang Frères 5, avenue d'Ivry où j'ai trouvé une petite bouteille de Pandan au naturel congelé ( si!)pas d'arôme artificielle, composition: pandan + eau "frozen Baythoy" de la fameuse marque Cock Brand ref.GT 111924 contenance 200 ml pour 0,95 € seulement .
Avis aux amateurs ...
Delphine