Le film commence, nous sommes derrière la vitre. Le chef se prépare,
tout en maîtrise, semble adresser quelques recommandations en ajustant
son costume de scène, cette scène que sont les coulisses du restaurant.
Soudain, le regard posé à travers la vitre s’assombrit, comme percé à
jour.
Il y a chez Pierre Gagnaire une
tension perpétuelle, une animation continue du corps ou de l’esprit. Que
ce soit au cœur brûlant de l’action ou dans d’apparents instants
d’accalmie, l’hyperactivité n’est jamais loin, si bien que le rythme
parvient à décontenancer par tant de tension.