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mardi 2 juin 2009

Le flash info, les invasions barbares ... et les guimauves pandan-amarena

Avant tout, le flash info :
- une journaliste de la télé danoise est inculpée pour le meutre de douze poissons rouges. Le fameux modèle scandinave.
- une autoroute allemande a été fermée pour récolter une pluie de billets de 500€, 23 000 au total. Je n'y étais pas.
- Une chèvre offerte pour une Mitsubishi achetée. Interested ?
- SOS = Save Our Souls
- Un écureuil patriotique a volé les drapeaux militaires d'anciens combattants militaires. J'en reste coite.


Retour aux choses sérieuses. Imaginez la scène ... Dimanche fin d'après-midi, un début de grisaille dans l'âme, fin de week end oblige. Je me réjouie tout de même de pouvoir me planter tranquillement devant How I met your mother (accompagné du rituel de mon meilleur flan de Paris, cela va de soit : la peau caramélisée d'abord, le "trottoir" de pâte brisée offrant une belle résistance ensuite, le corps crémeux-mais-pas-flasque du flan vanillé-mais-pas-écoeurant enfin). Soudain, un son pas si étranger que ça parvient à mes organes auditifs.

Topo : les meubles, bibelots et paperasses de mon petit salon ont été déplacé dans ma chambre, sans égards pour mes années de labeur sur l'établissement de piles très hautes de bordel très organisé. Je note l'ombre d'un être humain sur la moquette, puis deux, puis trois, puis cinq. Il me faut réagir, vite. Arborant l'expression faciale la plus accueillante possible en cet instant d'épouvante, je m'étonne de cette anarchie auprès des autorités locales, ie : mes grands-paternels m'offrant un toit certes spacieux et fort bien situé, mais dont l'intimité n'est jamais garantie.
Et là, c'est le drame, je me sens, comme qui dirait, "comme un poulpe échoué sur une plage d'Alaska" : elles sont deux, elles sont grecques, elles sont senior. Et elles squattent pour 3 semaines - dans une pièce traversante, of course. Les invasions barbares, on va gérer ça.
Ok, jour 1 : il fait encore nuit noire, il est l'heure de se lever. L'ennemi dort : normal, c'est la nuit. L'ennemi ronfle : normal, 80 ans d'usage des sinus, ça laisse des traces. Et pas des moindres. Je peste et vais me faire un café d'un pas lourd et intrépide.
Milieu d'après-midi, je pédale jusque chez moi en espérant trouver un peu de tranquillité et de quiétude. Constat : l'ennemi est dans la même position que 10 heures auparavant. Je pourrais m'en inquiéter un tant soit peu, mais le ronflement m'informe que l'ennemi est bien vivant.
Quelques instants plus tard, je suis tirée de ma sieste parfaite par un "chuchotement". Nous apprenons ainsi que la notion de chuchotement n'existe pas en version grecque. Ce serait un peu comme si on essayait de murmurer un mot doux à l'oreille du Professeur Tournesol (non pas que l'idée me taraude), voyez ?
Jour 7 : il est 21h30, je rentre et découvre l'ennemi inactif sous un Mont Athos de couvre-lit. Malgré toute ma rebellitude, l'option musique à fond me paraît compromise. Je peste et rumine. Mais Pékin Express est là. On a beau ne pas avoir de télé depuis 6 ans, si M6replay me tente avec les mésaventures interculturelles de franchouillards au Vietnam, je me laisse avoir.
Jour 15 : quelques indices me laissent suspecter une intrusion dans la salle de bain : un bigoudi, modèle original de 1944, est échoué sur le carrelage. A ses côtés gît sans vie un spray de laque Elnett.
Jour 19 : alors que je m'apprête à préparer mon fameux café à mon namoureux fabuleux, mon regard entre en collision frontale avec la vision de corps en petite tenue en proie au pire relachement cutané. Je suis traumatisée pour la journée.
Jour 21 : " Γεια σου !!! Nan nan je vous assure, jamais n'oublierais-je l'exquis plaisir de vous offrir l'hospice dans mon humble habitacle" ("Bye bye ! Vas-y là tu get out quickly avec tes bigoudis, wesh, vas-y là")

Ah, quel bonheur de pouvoir à nouveau glander tranquille.


Bref. Comme pour une foultitude d'étudiants divers et variés, juin rime avec examens. En ces temps de révision BEPiste, point trop de distractions culinaires à la maison. Quelques jours loin de Rivoli et je sens déjà pointer un manque terrible de sucre. Je rêve d'une brioche pécan fourrée au gianduja fondant (pécan itou), recouverte d'un crumble ... pécan.


Y a pas à dire, j'adhère totalement à cette "phase" de mon chef (ai-je mentionné le Paris-New York, qui, comme son nom l'indique, va bien plus loin que Brest avec sa crème pralinée pécan, dense ET légere comme la meringue italienne qu'elle contient, son croustillant pécan dangereusement addictif, ses éclats caramélisés ... ?). Lors de la présentation de la nouvelle carte à un petit panel de bloggeurs, une certaine demoiselle sucrée a eu l'air de préférer les verrines fraises (brioche toastée perdue dans la crême brûlée, gelée de fraises), mais, sans nul doute, la brioche total look pécan a fait des adeptes, ici, là ou là (oserez-vous démentir ?). (pour tout élan de gourmandise, rdv chez Angélina, 226 rue de Rivoli)

Mais puisque je ne suis pas à proximité de mon sugar-shoot quotidien, il me fallait confectionner une douceur, vite.
Une guimauve pas mauve mais verte, de gros cubes au moelleux infini, du pandan exquis et, comme les Kinder, avec une surprise à l'intérieur : de divines cerises amarena.
L'association pandan-amarena me taraudait depuis un moment ; elle fonctionne comme je l'espérais. Bon, il faut bien avouer que guimauve + amarena = ensemble ultra saturé en sucre. A consommer avec modération. Ou pas.

NB : je ne sais que vous dire concernant l'approvisionnement en pandan ... Surtout, inutile d'acheter l'arome artificiel vendu chez Tang ou autres, ça n'a absolument pas la même saveur. Je tiens celui là de la délicieuse Loukoum, qui elle-même s'en ait fait envoyer des Pays-Bas, si je me souviens bien. Affaire, encore et toujours, à suivre.

RDV bientôt avec la Stevia, l'urucum, et autres saveurs improbables.

***
Guimauve Pandan Amarena

Pour une vingtaine de guimauves
125gr de sucre
50g d'eau
2 blancs d'oeuf
3 feuilles de gélatine (6gr)
extrait naturel de pandan (à l'oeil, une grosse cs)
une vingtaine d'amarena rincées et séchées
mélange à part égales de sucre glace et maïzena, environ 50gr

Ramollir la gélatine dans de l'eau froide.
Mettre les blancs dans la cuve d'un splendide Kitchen Aid rouge. Commencer à faire tourner le fouet à faible vitesse.
Porter l'eau et le sucre à ébullition. Cuire jusqu'à 120°.
Quand s'approche de 115°, augmenter la vitesse du fouet. Verser le sucre cuit en filet sur les blancs montés. Ajouter la gélatine égouttée et le pandan. Laisser tourner quelques minutes puis verser la moitié de la guimauve dans un petit cadre ou sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et poudré de mélange sucre glace/maïzena. Lisser, répartir les amarena à 2cm d'intervalle. Recouvrir de guimauve, lisser, réserver quelques heures. Saupoudrer de sucre glace/maïzena et découper des cubes avec un couteau (chauffer un peu la lame si besoin).

samedi 4 avril 2009

J'ai testé pour vous : le régime 100% sucres rapides - Babas rhum citron café, macarons au pandan

Vous avez du le remarquer comme moi : mars est mort, vive le printemps ! Le temps passe a une vitesse, j'vous jure ... (en plus y'a plus de saison, c'est la criiise, sans compter le réchauffement climatique, l'invasion du round-up et des bars à pâtes, l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerite, sans parler de l'heure d'été ... En revanche mon pouvoir d'achat d'apprentie se porte plutôt bien, merci).

Vous avez du le remarquer comme moi, disais-je : avec le printemps nous arrivent les marronniers pré-estivaux que j'affectionne tout particulièrement, car il y a là une source quasi-intarrissable de franches tranches de rire : les Spécial régime.


Comme j'en conversais l'autre jour avec mon charmant marchand de journaux, je tergiversais entre les numéraux spéciaux de Biba, Cosmo, Elle et consorts ... Soit "le régime anti-déprime : comment tout perdre, sauf le moral", "Êtes-vous prête à avoir un corps de star ?" (et là je dis mouiii, faut voir, quoi ... Cameron Diaz je veux bien, Kelly Osbourne, je suis moins sûre, du coup), et autre "Perdre 10 kilos en se goinfrant de chips et peanut butter : oui, c'est possible".

Bref, comme chaque année, je suis restée pantoise devant tant de révélations diététiques : vous saviez ça, vous, qu'il fallait privilégier les fruits et légumes frais, sucres lents et légumineuses ? Fou dingue. Rillettes et camembert au four, en revanche, c'est out, sorry guys. Nous avons ainsi un panel conséquent de différents plans d'action, à des degrés de violence et d'absurdité variables, les conseils stratégiques variant du neu-neu à l'obscur.


Vous pourrez par exemple découvrir une technique de conditionnement tout pavlovien, consistant à reproduir plusieurs fois par jour des conditions de dégustations d'un aliment régime, afin de persuader sa petite cervelle que le jus de panais cru au graines de topinambour germées, c'est divin.
Rien de plus simple : 10 fois par jour, mettre de la musique évoquant joie et bonheur (la macarena ? quoi que selon Biba -
donc incontestable- il existe un "effet Mozart" : "notre cortex cérébral serait particulièrement appaisé par ses concertos pour violon richement pourvus en sons haute fréquence" ...), s'installer confortablement devant une table dressée Mme de Rotschild style, fermer les yeux pour mieux s'emplir de positive attitude, et déguster gorgée par gorgée ce breuvage en répétant le mantra "Panais cru à chaque fois, meilleur que le Nutella"

Ben quoi, pas convaincue ? Mais à quel sein faut-il donc se vouer ? t'entends-je murmurer, cher (/ère) lecteur(/trice, car comme chacun sait, la blogosphère culinaire a de facheuses similitudes avec un club de desperate bécasses à la grammaire douteuse). Et bien je vous le dit : faites comme moi, soyez rebelles. Adoptez le régime 100% sucres rapides.

Enfilez vite fait votre tenue de maquisarde anti fromage blanc (de brebis bio du Larzac, of course) - quinoa (cultivé sur votre rebord de fenêtre, locavoritude oblige) - crudités (plutôt shiso/daïkon que carotte/concombre, on n'est pas des beaufs).
Une simple veste de pâtissière et un pantalon pied de poule taille maxi haute feront l'affaire, mais je pense qu'on peut également s'en sortir en jogging et caraco.


Les avantages de ce régime, que dis-je, de ce mode de vie, sont multiples : outre la douce euphorie engendrée par l'addiction au sucre quotidiennement assouvie, vous susciterez bientôt l'intérêt de vos proches, ainsi que du corps médical, tout un chacun s'interrogeant sur l'adaptabilité du corps humain aux plus extrêmes conditions.

Pour mener à bien cette affaire, sachez qu'il vous faudra conquérir la bravitude, ingurgiter une double ration de courage, persévérance et volonté, et laisser aux oubliettes des années de préceptes diététiques, la somme de toutes vos bonnes résolutions depuis votre 15ème anniversaire, et vos idéaux d'une existence saine et raisonnée.
Le Dr Masqué vous conseille fortement d'entamer votre révolution alimentaire dès aujourd'hui, chacune ayant pu noter la naissance soudaine de poules, lapins et autres fritures délicieusement saturées en graisses et sucres chocolatés.


Le menu type de la semaine, à adapter en fonction de vos envies et compulsions diverses, et des restes qu'il serait honteux de gâcher, quand même ... :
5h03 : un café, une pomme (et là tu crois que ça commence bien. Malheureuse ...)
6h15 : quelques framboises, une cuillère de ganache chocolat, une dizaine de bordures d'insert crème brûlée-tonka, un fond de cul de poule de crème mascarpone vanille.
7h20 : un café, un pain aux raisins, options double ration de crème pâtissière et amandes hâchées incluses.
8h13 : un minimum de 50 grammes de crème légère (légère = crème pâtissière + crème au beurre + crème fouettée)
9h27 : chutes de brioche café recouverte de nougatine
10h10 : un mini cake écorché et/ou deux éclairs tordus non garnis
10h45, pause déjeuner : 1/3 de baguette + chocolat blanc, à volonté
11h30 : un grand verre de jus de citron + eau chaude, sucre facultatif
12h20 : quelques chutes de croustillant praliné pécan
13h11 : trois coques de macaron malformés
14h30 : ganache du jour : pistache, chocolat, marron, vanille ...
16h30 : une pomme
18h30 : un yaourt
21h : un flan (un de mon top 3 des meilleurs de Paris, fruit d'un labeur de longue haleine)

Parralèlement à cela, pour rester totalement dans la rebellitude, il serait bien de ne pas arrêter de fumer, ou de commencer, le cas échéant. Il est également utile d'opter pour une journée de repos par semaine, grâce à un namoureux fabuleux qui vous concoctera de bons petits plats, du type cochon de lait bien grillé et plateau de fromages accompagné de bonne(s) bouteille(s).
Il reste à préciser que l'efficacité de ce régime n'a été mesurée que dans le cadre d'une activité physique plutôt intense. A vous de juger.


Si toutefois toutes ces calories vides n'avaient pas suffi, ajouter au choix :
des macarons au pandan, parce qu'il ne faudrait pas zapper l'Or Vert (la recette est la même que là, avec des coques colorées en vert)
des babas : rhum café citron, avec une gelée au citron et citron confit et une chantilly au café, et quelques pistaches concassées pour le croquant ; ou en version gelée de café et zestes de citron. Car Café/Citron est THE accord de l'année, je vous le dis. Et que le baba reste une découverte somme toute assez récente pour moi, magique et custmisable à l'infini.


***
Baba rhum citron café


Babas :
100g de farine
1g de sel
25g de beurre
4g de levure de boulanger
4g de miel
2 œufs

confection du baba - mes modifs entre parenthèses
Mélanger tous les ingrédients dans la cuve d'un robot, sauf les œufs : pétrir la pâte et ajouter les œufs un à un. La pâte doit se décoller des parois de la cuve et devenir élastique et lisse. Laisser reposer 5 minutes sur marbre huilé (laisser reposer tout court, ça marche aussi).
(préchauffer le four au minimum, environ 30°)
A la main ou à l’aide d’une poche, répartir la pâte à mi-hauteur dans des moules à savarin préalablement beurrés.
Laisser pousser en étuve tiède (30 à 35°) à hauteur des moules. (j'ai mis les moules dans le four préchauffé au minimum puis éteint) La pâte doit légèrement déborder.
Cuire au four à 200-220°, 25 minutes environ en tournant la plaque à mi-cuisson (sinon les babas montent plus d’un côté, ce qui leur donne l’air de hurler à la lune, enfin je me comprends). La durée de cuisson dépend de la taille, de la couleur et du dessèchement. Démouler les babas sitôt qu’ils sont cuits et les faire refroidir sur une grille.

La gelée de citron
1/2 litre d’eau
100 g de sucre
3 feuilles de gélatine
3,5 citrons jaunes non traités
environ 60 grammes de citron confit

Emincer régulièrement les citrons. Mettre les rondelles de citron dans un saladier.
Faire bouillir l’eau et le sucre. Verser le sirop sur les citrons. Recouvrir aussitôt le saladier de film afin de préserver les essences de citron.
Laisser macérer à température ambiante pendant 24 heures.
Récupérer avec une écumoire les rondelles de citron et passer le sirop au chinois.
Ramollir les feuilles de gélatine dans de l’eau glacée.
Prélever un tiers du sirop et le faire chauffer.
Dissoudre ensuite la gélatine essorée dans le sirop chaud. Remuer et rajoutez dans le reste du sirop.
Couler 30g de gelée dans chaque verrine.
Ajouter dans chaque verrine 10 grammes de zestes de citron confit taillés en petits dés.

Chantilly au café
100g de cream cheese
15g de pâte de café
50g de sucre
20cL de crème liquide

Mélanger le cream cheese, la pâte de café et le sucre. Bien travailler pour obtenir un mélange homogène.
Monter la crème. Incorporer une petite partir au mélange cream cheese, bien mélanger, puis ajouter le reste de crème montée délicatement à la maryse.
Réserver

Sirop des babas
1/2 litre d’eau
200g de sucre
½ zeste de citron
10cL de rhum ambré

Faire bouillir l’eau, le sucre et le zeste. Hors du feu, ajouter le rhum.
Tremper les babas dans le sirop pour bien les imbiber, de chaque côté. Egoutter et placer dans les verrines, sur la gelée de citron.

Avant de servir, pocher la chantilly sur les babas et parsemer de quelques pistaches torréfiées concassées.

Pour la version
gelée de café, même recette pour les babas et le sirop, simplement faire une gelée de café avec 125gr de café fort et une pincée d'agar. Ajouter quelques zestes de citron, et hop.

Une autre recette de baba : babas au Tokay et chantilly

jeudi 15 mai 2008

Soleil, ou pas, et légèreté asiatique - trio de mousse pandan, passion, sudashi ; spaghetti de courgettes et shimeji poêlés, pamplemousse confit

[Pré scriptum : début de post rédigé dans la joie et le soleil, avant le retour à la grisaille]

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il fait beau. Et chaud. Et beau.

Lorsque les éléments nous font la bonne grâce d’adopter une configuration en voie de disparition – à Paris du moins – telle que CH4²+18O©2-VW9(QI3)2 (je sais, c’est impressionnant, j’ai fait un bac S) = rayon chatouillant l’épiderme immaculé (blafard pour les intimes), lorsque tout ça, donc, et bien on ferait bien de se mettre en arrêt total : de travail, de cerveau, de muscle, bref, de tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à une quelconque activité cérébrale ou physique. (ndlr : on pourra tout de même mobiliser deux, trois tendons maxi et/ou neurones afin de coordonner un déplacement d’un point A - lit - à un point B - terrasse/pelouse/transat)


Déjà, parce que c’est suffisamment rare pour en profiter intégralement, intégralement impliquant pas seulement à la pause déj, entre deux comptes-rendus d’innovations 3.0, voire 9.0 dans les bons jours. Ce serait quand même ballot de ne pas pouvoir se la jouer Père Castor avec ses arrières petits-enfants (« Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire du soleil … Quand j’étais jeune et Botox-free … »)

Ensuite, parce que c’est une bonne excuse pour ne pas arpenter le web et autres concept stores de la hype qui tue pour dénicher des innovations, notamment 3.0, voire 9.0 dans les bons jours. (Cela dit, ce stage de pakistanaise innovante va tout de même me permettre de rencontrer une de mes idoles, donc bon, on va pas trop se plaindre - et sachant que j'ai déjà rencontré Dieu ... mais je blablaterai à ce propos très bientôt)
Fonctionne aussi pour ne pas commencer à émettre l’hypothèse d’éventuellement peut-être un jour réfléchir à son mémoire.

Et puis surtout, parce que les gens (oui, eux, là-bas) semblent devenir quinze fois plus fatigants dès que les premières chaleurs se pointent – et feraient donc bien de se mettre en arrêt.
Qu’on m’explique pourquoi, mais pourquoi, est-ce qu’un rayon de soleil provoque un brouhaha de marché vietnamien, surtout là où je me trouve ?

Du type : petits êtres communément appelés enfants hurlant en gigotant tels le poisson entre les mains du pêcheur assassin, gang de sardines en short, spartiates dignes de mes ancêtres les plus fashion et lunettes mouche version triple Paris Hilton, méditant sur la stratégie de guerre à adopter avec Bibi, (oui oui, très bonne idée, de faire la morte pendant huit mois pour te faire désirer, t’as toutes tes chances ; très bien aussi, le coup de le rendre jaloux en draguant son grand-père, bon plan), sans oublier …

INTERRUPTION DES PROGRAMMES - violentes intempéries validant totalement ce que je disais : le beau temps à Paris, c’est trop rare, trop éphémère, trop précieux pour faire autre chose qu’en profiter à tire larigot - et non à tire le haricot, parce que ce serait simplement clairement juste ridicule.
Bon. Là, j’ai été totalement coupée dans mon élan, je me retrouve tel le lapin immobile pris dans les phares : j’ai l’air con.
Improvisons donc une conclusion de derrière les fagots (je sais pas ce que j'ai avec les expressions à la con aujourd'hui. Mais c'est peut-être tout le temps en fait. Bref.) : il pleut, les choses rentrent dans l’ordre, chacun chez soi et chaussettes pour tout le monde.

Serait-ce un signe de l’autorité supérieure me signifiant qu’il faudrait que je me remette à la tâche ? Ok, compris, c’est parti pour un nouveau mémoire. Dans la joie, quand même, parce que bon, ça parle(ra) quand même de cuisine. Faut pas déconner non plus.

Bref, tout ça pour dire que, l’ambiance presque estivale m’avait donné des envies de léger. Et puisque Marion est une fille formidable, j’ai un peu de pandan dans mes placards. C’est parti pour un trio de mousses ultra légères asiatisantes : pandan, fruit de la passion et sudashi.

Sudashi, quoiquesse ? C’est (encore) un citron vert japonais - de la région de Shikoku, pour les intimes - au goût d’un citron vert un peu plus sucré, comme mélangé à quelques gouttes de mandarine. Trouvé chez Kioko en même temps que le yuzu.
Y a pas à dire, c'est un bonheur incommensurable que de retrouver l’or vert. (non non, je n’ai pas du tout sniffé le flacon pendant 3 jours après l’avoir reçu)
L’association des trois fonctionne franchement bien, entre sucré acidulé et … pandanien.


Mais avant un dessert léger, il faut un plat léger. Parfaite occasion d’expérimenter ma mandoline - mon nouveau joujou préféré, et ces étranges petites bêtes également trouvées chez Kioko : des Shimeji.

Ce sont de longs champignons avec de petits chapeaux qui poussent en grappe sous les chênes japonais ou les hêtres rouges (vas-y, étale la science que tu viens de t'approprier sans scrupules). Leur consistance rappelle les pleurotes, mais ils ont surtout un délicieux arôme .
Ce sera donc : spaghetti de courgettes et shimeji poêlés au gingembre et citron vert, accompagné de pamplemousse confit, parce que j’avais envie de pamplemousse confit, et parce que j’ai été inspirée par la garniture d’une recette d’Olivier Roellinger.

Sur ce, je m'en vais attendre le soleil.

***
Trio de mousses : pandan, passion, sudashi

pour 4
20mL de jus de Sudashi
1cc de pandan
1 fruit de la passion
300g fromage blanc
3 blancs d’oeufs
2 feuilles de gélatine
40 g de sucre

Faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d'eau froide.
Mélanger le fromage blanc avec le sucre. Diviser dans 3 récipients et y mélanger : 1/ le sudashi, 2/ le pandan, 3/ la pulpe du fruit de la passion.
Essorer la gélatine, la faire fondre dans une casserole avec l'eau puis la répartir dans les 3 préparations.
Monter les blancs en neige. Répartir et mélanger délicatement aux préparations de fromage blanc.
Verser les mousses dans de petits récipients et placer au frais quelques heures.

***
Spaghetti de courgettes et champignons Shimeji poêlés au gingembre et citron vert, pamplemousse confit

Vaguement inspired by une recette d’Olivier Roellinger

pour 4
- fleur de sel
- sel fin et poivre du moulin
- 100 g de champignons Shimeji
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- 2 courgettes moyennes
- 1 citron vert
- 1 cm de gingembre frais

Pamplemousse confit
- 1 pamplemousse
- 35 g de sucre

Pamplemousse confit
À l'aide de l'économe, prélever des zestes d'environ 1 centimètre de large sur tout le pamplemousse, puis les émincer finement, les verser dans une casserole d'eau froide et porter à ébullition puis égoutter.
Peler à vif le pamplemousse et en prélever les segments : faire attention à ne pas laisser de peau blanche. Dans une petite casserole, rassembler les zestes, les segments de pamplemousse et les 4 cuillères à soupe de sucre. Cuire le tout doucement jusqu'à ce que les zestes soient transparents, donc confits. Réserver.

Tagliatelles de courgette et shimeji

Tailler une julienne de courgette : commencer par bien les laver, les essuyer, en supprimer les extrémités, les diviser en 4 tronçons puis, avec la mandoline, tailler trois tranches d'1 mm d'épaisseur sur la longueur des tronçons. Tourner d'un 1/4 de tour et tailler à nouveau 3 tranches. Répéter l'opération 4 fois pour chaque tronçon (l'intérieur n'est pas utile dans cette recette). Émincer chaque petit tas de 3 tranches de courgette sur la longueur afin d'obtenir de fins bâtonnets. Réserver.
Eplucher et découper le gingembre en petits morceaux.
Réchauffer la confiture de pamplemousse. Préchauffer fortement une poêle avec l'huile d'olive, y jeter la julienne de courgette, les shimeji et le gingembre. Bien mélanger pour éviter la coloration. Râper un peu de zeste de citron vert, assaisonner.

lundi 24 mars 2008

Bye bye Bling bling : donuts clinquants glacés au pandan mais pas que

Quelque chose m’a frappée. Pas vraiment frappée – de toute façon j’ai toujours une spatule cinglante dans la poche en cas d'attaque impromptue – mais frappée quand même : comme Sarkozy, je suis punie.

En effet, j’ai le très net sentiment de subir le même sort que notre petit tout petit chef d’Etat, qui a été, pouvait-on lire dans le New York Times de samedi, "puni pour toutes les bouffonneries médiatisées et peu présidentielles qui lui ont valu le sobriquet de 'président bling-bling' ".

Et oui, dure réalité. Lui se retrouve un peu con devant les résultats des élections locales, et moi je me retrouve un peu conne devant la page blanche de Word, et ce curseur clignotant qui hurle au désespoir.
Mes bouffonneries médiatisées – un peu quand même - et peu présidentielles – très peu, soit – me laissent K.O, essoufflée telle un chiot galeux, Ray Ban à terre, devant un amer constat : y a rien à faire, j’ai rien à dire.

Pétrifiée, mortifiée, horrifiée, le temps passe et mon clavier ressemble de plus en plus à un tapis de fakir à l’approche duquel mes doigts s’épouvantent (je sais pas si vous avez déjà vu un riquiqui épouvanté, c’est assez mémorable).
Jamais au grand jamais n’aurais-je soupçonné qu’un tel sort puisse s’abattre sur ma petite personne : je suis réduite à un mutisme assourdissant. J’ai bien pensé à engager Henri Guaino pour écrire mes posts – qui plus est, puisque le petit Nicolas se débrouille très bien tout seul pour sortir ses arlequinades (j’ai déjà parlé de mon affection démesurée pour le dictionnaire des synonymes ?), ça lui aurait arrondit ses fins de mois ; mais tout compte fait, je crois que ça passerait pas.

Heureusement, je sais que je ne suis pas seule dans ce cas, et je me console en me disant que c'est comme la Tecktonik, ça va passer. C’est là que la comparaison bling blinguesque s’arrête, car je ne mettrais pas mon kitchen aid – rouge ! je le rappelle au cas où des internautes errants auraient débarqués – au feu pour parier que Mr Bruni devienne mitterrandien d’un seul coup d’un seul et qu’il ne réitère pas "quelques unes des initiatives les plus sensationnelles qui lui ont valu la couverture de 252 magazines en 2007". ( 252 ! presque autant que moi, sauf que je réserve l'exclusivité à l'ensemble de la presse ouzbèque, très très portée sur le bling bling)

Bref, il faut donc peut-être se calmer un peu sur les bouffonneries (je dis ça juste parce que j’ai rien à dire ; vous l’aurez compris, ça va pas durer). Adieu décadence, adieu blabla ; dorénavant je traiterais chaque semaine d’un sujet d’intérêt général. La semaine prochaine : « Aquariophilie, mise en route du bac récifal et maintenance, bouturage et bien d’autres astuces sur le maintien des coraux en milieu hostile ». hi hi (je dis hi hi parce que c'est un thème on ne peut plus véridique trouvé en googlant simplement "thème conférence aquariophilie")

Mais avant ça (douloureuse attente en perspective), offre promo spéciale : le quart d’heure bling bling, pour la route. Comme disait l'autre à propos de l'exception : « Dites qu'elle confirme la règle. Ne vous risquez pas à expliquer comment. » Je n’explique donc pas, et je vous laisse avec des doughnuts (donuts ?) tout ce qu'il y a de plus clinquants.

J’en profite pour participer au concours à la con (c'est pas moi qui le dit) de Marion : "Si j'avais du pandan, je ferais ça, mais j'en ai pas". Donc, si j’avais encore du pandan, je ferais des donuts martien entièrement au pandan, mais puisqu’il ne me reste que ce glaçage rescapé d’une innovation sanguinaire, that’s it. (Pitié Marion, accepte ma participation, je suis en proie à une crise de pandanite aiguë)


J'en profite aussi pour dire que "si j'avais - encore - du pandan", je referais peut-être des trucs comme :
* des truffes au pandan et à la noix de coco
* des Bánh Phú Si, l’extase (et histoire de sa découverte)
*
des mini cakes au fromage blanc amande-pandan
*
d'autes mini cakes interculturels au pandan, pépites multiples de chocolat et fruits secs
*
un Duo Pyramidal de financiers : Sésame noir et Pandan
*
un entremet Crousti-Soyeux Open-Up au pandan et à la confiture de chataîgne aux zestes d’orange
* des chips de pomme au pandan

***
Bling Bling Donuts

A déguster de préférence à Euro Disney avec des Ray Ban, trois Rolex et une ou deux mannequin/chanteuse, selon disponibilité

- 200 ml de lait
- 50 g de beurre
- 70 g de sucre en poudre
- 1 pincée de sel
- 1 cs de levure de boulanger
- 2 œufs
- 1 pincée de noix de muscade
- 540 g de farine

Faire fondre le beurre dans le lait chaud et laisser refroidir.
Ajouter en mélangeant la levure, le sucre, le sel, la muscade, les oeufs et la farine.
Pétrir 5 minutes. Ajouter de la farine si la pâte est trop collante. Couvrir d’un torchon humide et laisser lever 1h30.
Etaler la pâte sur le plan de travail fariné et découper des cercles avec un emporte pièce (environ 7 ou 8 cm), ou des minis de 4cm) ; faire un trou d’environ 1 cm au milieu avec another emporte pièce.
Laisse reposer encore une demie heure sous un torchon.

Faire chauffer de l'huile (malgré votre répugnance extrême pour la friture) et faire frire les donuts 30 secondes à 1 minute de chaque côté.
Déposer sur du papier bip pas de marque après cuisson.

L’étape bling bling : le glaçage

a. très peu bling bling (ni rolex ni ray ban) : saupoudrer allègrement de sucre glace
b. bling bling mais j'me soigne (vous adorez dire « casse toi pauv’con » en présence de vaches limousines) : mélanger 200g de sucre glace à un blanc d’œuf et un peu de jus de citron. Ajouter du colorant au choix. Recouvrir les doughnuts et saupoudrer jovialement de trucs pas bons mais colorés (j'ai ajouté une goutte d'huile essentielle de mandarine adorablement offerte par celle qui se reconnaitra)
c. bling bling à la vie à la mort (aucun scrupule à récupérer le beau stylo Mont Blanc qui brille du président d’un pays en voie de développement) : faire chauffer au bain-marie du fondant pâtissier, ajouter du pandan en voie de disparition. Verser sur les doughnuts et saupoudrer majestueusement de billes de sucre multicolores

dimanche 24 février 2008

Innovation et carnage, v 1.0 : pandan angel food cake, glace au curry doux, éclairs au chocolat

Il y a des mots que l’on sait soudain créés pour soi ; au hasard, le mot carnage.

Rappelons en premier lieu la définition du mot, par le Trésor de la langue française : « 1. Action de tuer, de mettre en pièces (d'une manière violente et sanglante) une grande quantité d'animaux ou d'hommes ; 2. Résultat de cette action. »

Cette semaine, toute empreinte d’enthousiasme et d’entrain à la tâche, j’accepte la demande de mon nouveau boss : un dessert innovant pour dix personnes.
Précisons au lecteur errant qu’à mon nouveau stage, l’innovation est une sorte de religion, et celui qui aurait le malheur d’avoir moins de trente trois idées ou trouvailles innovantes à la minute va au coin à durée indéterminée. C’est aussi un endroit où l’on peut lire sur une porte « Pour améliorer la rentabilité de l’entreprise, merci de courir dans les bureaux ».

C’est donc dans ce cadre de travail stimulateur de créativité que j’ai établi l’esquisse du dessert innovant de la semaine. Du pandan, of course, des éclairs au pandan, why not, et avec une glace au curry, c’est pas de l’innovation ça ?

Ben si. Sauf qu’évidemment, l’innovation, c’est comme Proust : il faut pas se décourager, et c’est en la pratiquant qu’on l’apprécie finalement.


Ajoutons à cela qu’innover tout le jour, ça donne parfois un cerveau un peu ramollo. Alors le soir, quand je rentre, je devrais peut-être faire une mini sieste avant de me relancer dans l’innovation. Bref, c’est un peu à l’ouest que je me suis lancée dans la confection des éclairs, de la crème pâtissière au pandan, et de la glace.
Ça commence. Après une demie heure de pesage des divers ingrédients et de calcul mental de proportions, j’ai mal aux cheveux. Tentative de saupoudrer quelques grains de vanille dans la crème pour la glace ; ah ben non en fait, c’est la production annuelle de vanille de Madagascar qui est tombée, comme ça, sans prévenir. La moitié de la glace récupérée, je reprends une tournée de glace. Une forêt de gousses de vanille massacrée.
Soit, on n’est pas encore au niveau carnage.

La pâte à choux : l’étape cruciale étant de bien sécher la pâte dans la casserole avant d’ajouter les œufs battus, je m’y consacre avec d’autant plus d’attention et d’ardeur.
La casserole a succombé à ses blessures.


Passons. La poche à douille n’est même pas trop réticente, et je sors les éclairs du four plutôt satisfaite. Mais, oups, plof, tous plats, tous humides, pas beaux. Mais feront peut-être l’affaire.

La crème, rien à dire, tout va bien. Bien vert fluo, bien pandannée, bien. Je tente le fourrage d’un éclair. C’est moche, c’est mou, c’est pas de l’innovation, c’est juste naze. Je regarde les éclairs calmement.

Je ne m’énerve pas. Ce qui ne me tue pas me rend plus forte.
Je récupère la crème sans conviction, cuillère après cuillère, et continue le massacre avec une douzaine d’éclairs annihilés au fond de la poubelle.
Je tente de reprendre le cours de la glace en versant la préparation dans la sorbetière. Oups again, je remarque qu’une coulée volcanique dégouline sur le plan de travail, mon jean et mes chaussettes, avant de s’étaler pitoyablement sur le sol. Sensation de fraîcheur crémeuse, j’adore. Encore un décès sur mon passage.

Je tente de réfléchir vite et bien. Je ne m’énerve pas.

Et je repense à cette recette évoquée sur le thème des carnages culinaires autour d’un bon repas : l’angel food cake. Car dans mon frigo plein d’échec, il y a aussi une vingtaine de blancs rescapés des précédentes étapes. Angel cake then. C'est un gâteau américain fait presque uniquement de blancs et de sucre, très léger en texture, que l'on réalise d'habitude dans un tube pan (un moule normal avec un trou au milieu en gros)

J’ai de la chance d’avoir pour nouvel ami Mr. Aid, Kitchen Aid. En deux coups de fouet à mouvement planétaire – la classe naturelle du Kitchen Aid, surtout le rouge – les blancs étaient montés. Angel cake enfourné, plus qu’une heure à attendre. J’ai sommeil.

Four éteint, je règle mon réveil très tôt et sombre dans une nuit agitée, faite d’innovations avortées et de réputation culinaire dilapidée.
Petit matin, j’observe l’angel food cake attentivement, le scalpe et le fourre de crème au pandan. Je crois que ça va pas être possible. Innover, c’est bien, mais là c’est quand même pas la grande classe.
En revanche, la glace est vraiment bonne. A nouveau, je tente de réfléchir aussi vite que l’heure me le permet. Une heure plus tard, je m’étonne de sortir du four une fournée de macarons à la pistache honorable. Plus le temps pour une photo, hop, je me dirige vers le métro, laissant derrière moi bien des cadavres, et une inconsolable prise de conscience : FEU PANDAN.
Plus rien, l’or vert a trépassé ; le pot vide repose sur l’autel de mon carnage.


Bilan à J+2 : selon les dires, ma manière d’innovation a eu quelque succès, et j’ai compris que l’innovation nécessite de la patience. Espérant voir tomber du ciel une cargaison d’or vert, j’ai repris le cours de l’éclair, pour être fin prête le moment venu.
Ce ne seront donc que des éclairs au chocolat, mais réussis, tout de même.
PS : j'ai bien reçu le taguage sur les 6 choses totalement inintéressantes à mon sujet, mais j'en ai tellement à raconter que je me laisse quelques jours pour effectuer la sélection ...


***
Glace au curry

25cL de lait entier
25 cL de crème liquide
100g de sucre
4 jaunes d’oeufs
1 pincée de vanille
1 cc rase de curry doux (mais chacun son curry)

Blanchir les jaunes et le sucre. Ajouter la vanille.
Porter le lait et la crème à ébullition, verser sur les jaunes, mélanger avec une cuillère en bois et remettre sur le feu jusqu’à ce que la cuillère soit nappée.
Laisser refroidir et ajouter le curry (je ne l’ai pas mis à chaud pour ne pas qu’il parfume trop le mélange).
Placer au frigo et turbiner 15 minutes.
***
Angel Food Cake

400 g de blancs (environ 13 blancs)
80 g de farine + 30 g de maïzena200 g + 100 g de sucre
une pincée de sel
quelques gouttes de jus de citron 1/2 cc d'extrait de vanille

Préchauffer le four a 150°. Tamiser la farine avec le sucre. Battre les blancs en neige. Quand ils commencent à mousser, ajouter la pincée de sel et le jus de citron.
Quand ils commencent à monter ajouter le sucre en plusieurs fois et la vanille, et continuer de battre en neige ferme (jusqu’aux fameux becs d’oiseau)
Tamiser la farine au dessus du mélange, et l'incorporer à la maryse. Verser dans un moule et lisser la surface. Taper le moule sur le plan de travail pour enlever les bulles d’air et enfourner 1 heure environ.

La suite, au cas où : couper l’angel cake en deux dans la hauteur et le garnir d’une crème pâtissière au pandan (recette normale + une cs d’extrait naturel de pandan lorsque le mélange a déjà un peu refroidi). Refermer et saupoudrer de sucre glace

***
Eclairs au chocolat
pâte à choux :
80ml d'eau
100 ml de lait entier
1 pincée de sel
1 cc de sucre
75 g de beurre
100 g de farine
3 oeufs entiers

Pour la crème pâtissière:
30 g de maïzena
80 g de sucre
350 ml de lait entier
4 jaunes d'oeuf
35 g de beurre à température
100 g de chocolat noir 70%

Pour le glaçage :
Fondant pâtissier
Cacao en poudre non sucré (environ 5 cs)

Pâte à choux
Porter à ébullition l'eau, le lait, le beurre, le sel et le sucre.
Ajouter la farine en une fois en tournant très énergiquement quelques minutes à la cuillère en bois pour sécher la pâte. Elle doit former une boule compacte qui se détache des parois. Battre les œufs et les ajouter en plusieurs fois en mélangeant bien la pâte entre chaque.
Préchauffer le four à 180°.
Verser dans une poche à douille (12 ou 14) et former des bâtonnets de 12 cm de long sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
Enfourner environ 25 minutes.
Sortez les éclairs et laissez-les refroidir.

Crème pâtissière : dans une casserole, verser la maïzena, la moitié du sucre et le lait, mélanger et porter à ébullition en fouettant.
Dans un bol, fouetter les jaunes d'oeuf avec le reste du sucre, verser un peu du mélange bouillant et remettre à cuire en fouettant. Lorsque la crème a bien épaissi, ajouter le beurre et le chocolat hâché. Laisser refroidir.

Les éclairs : verser la crème pâtissière dans une poche à douille (petite douille). Percez la pâte de l’éclair à l’extrémité avec la douille et garnir de crème pâtissière.

Glacer les éclairs : faire fondre doucement du fondant avec du cacao non sucré et en verser un peu sur les éclairs. Lisser et placer au frais.

dimanche 6 janvier 2008

2008 : la grenouille, le rat et la pomme de terre - glace au pandan et mini cakes carotte-pralin

Bla bla bla, bonne année, bla bla, tous mes vœux, bla, amour gloire et beauté, bla bla bla. Donc, ça, c’est fait. Les fêtes sont passées, on va pouvoir profiter des promos sur le champagne et les escargots Lanvin au Monop’, les soldes arrivent, la rentrée aussi, bref, tout va bien.
Plus sérieusement, il va se passer une foultitude de choses extraordinaires en 2008. Extraordinaires et insoupçonnées.

Pour commencer, rappelons les diverses causes d’importances majeures célébrées cette année : 2008, année mondiale de la pomme de terre. Ça en bouche un coin. Et pourtant, quand on y pense vraiment, n’est-il pas temps de rendre hommage à ce cher tubercule aux mille et un visages ? J’imagine déjà les patato-fan du monde entier se tenant la main et écrasant une pomme de terre himalayesque du bout des orteils, les chefs d’Etat tous réunis autour d’un tartiflette géante façon grand-mère, un millier de nouveaux plats crées spécialement par les plus grands chefs : patato-miso-sushi aux cranberries, reine Patate en robe de chambre au pandan, sorbet mi pomme mi terre. Vos suggestions à l'annéedelapatate@grosse-ambiance.com

Ça promet de nous occuper gaiement une bonne partie de l’année ; mais ce serait sous estimer la force tranquille de la grenouille, elle aussi célébrée en 2008 par une année mondiale. Cause plus obscure certes, mais néanmoins honorable. Elles disparaissent dans un fracas de douloureux croassements ( croaaaaaaahhh ) au cœur de la jungle amazonienne – selon des témoins locaux ; fracas dont personne ne semble se soucier, hormis Grenouille Magazine Plus Extra, la presse préférant étonnamment s’interroger sur le dernier it bag que choisira Carla pour son mariage. Sauvons les grenouilles, donc, et offrons un logement décent à toutes celles que nous rencontrerons sur notre chemin cette année – oui, même les moches.


Passons sur le 400ème anniversaire de la ville de Québec (courses de caribous à l’aveuglette, concours du plus meilleur buveur de sirop d’érable … ) et le 30ème du métro de Lyon (… ? ), pour s’arrêter quelques instants sur le signe chinois de l’année : le Rat de terre « qui fut, en sautant devant le buffle, le premier arrivé des 12 seuls animaux qui se présentèrent devant l’Empereur de Jade un jour de nouvel an ». La classe, quand même.
Et oui, après l’année faste du Cochon d’or, les animaux asiatiques reviennent à la modestie, qui garantira tout de même, selon une source sûre, une favorisation intense et faramineuse de la générosité astrale. Nous vous conseillons donc d’investir tout ce que vous avez d’euros ou de pesos sur le baril de pétrol, les plantations de maïs, et tout ce que vous avez d’énergie sur la construction de roulotte à barbes à papa enrichies au CO² et au thé vert, promises à un avenir particulièrement prometteur.
Côté cœur, la passion est au rendez-vous pour tous les natifs du 29 février ; pour les autres, rien n’est moins sûr.


Enfin, terminons ce bulletin d’information sur un vœu de portée vitale. En effet, vous n’êtes pas sans savoir qu’une grave épidémie sévit à Hollywood depuis novembre 2007 : le ras-le-bol-fais-chier des scénaristes de séries télé, qui ont donc décidés de stopper tout net toutes les aventures de nos héros favoris, privant ainsi des millions d’individus de leur séance repose-cerveau hebdomadaire/quotidienne. D’autant plus catastrophique que, quand notre pays à nous est immobilisé par la grève générale, que nous reste-t-il d’autre à faire que de savourer un petit Desperate ? La poursuite de la grève à Hollywood entraînerait donc irrémédiablement une guerre civile en France. Je propose donc une grande politique de civilisation aux pieds de la colline, avec lancé de rat de terre et de boulettes de frites à l’émincé de cuissot de grenouille, jusqu’à ce que reprise s’en suive.
Qui m’aime me suive – répondez pas tous à la fois svp, je comprends plus rien.


Bref bref bref … après toutes ces nouvelles, comment bien commencer l’année ? Pourquoi pas une petite glace au pandan ? Pourquoi pas avec un petit cake à la carotte et au pralin ?

Etape 1 : Sorbetière Kitchen Aid reçue, jubilation.
Etape 2 : lire le manuel et comprendre qu’il faut placer le bol réfrigérant d’une hauteur de 30cm dans mon compartiment congélation d’une hauteur de 30,5cm, j’ai peur, mais l’année commence bien : ça rentre.
Etape 3 : la glace, ok.
Etape 4 : sorbetiser la glace – lire le manuel et ne pas comprendre : « fixez le bord A du mécanisme d'entraînement sur le truc B de votre robot et vérifiez que ça tombe pas en remuant le tout vigoureusement ».
Etape 5 : s’arrêter pour une séance de relaxation yoga express de 3 minutes – « promenez vous mentalement dans votre corps, du bout de vos orteils jusqu’au haut de votre crâne » : ok, ça va mieux. Reprendre. Observer. Echouer. Reprendre. Réussir.
Etape 6 : rester devant la sorbetière 20 minutes afin d’observer la magie : et soudain, le liquide vert devint glace.
Etape 7 : ne pas tout manger sous prétexte de goûter. Et faire les mini cakes (toujours des muffins déguisés, mais bon).
Etape 8 : déguster le mini cake tiède avec la glace. La carotte et le pandan sont meilleurs amis.
Etape 9 : savoir que l’année commence bien.

Information spéciale « la honte en 2008 » : puisque les secrets ne se gardent pas bien longtemps, si vous voulez écouter la honte de ma vie, c’est sur Cook n’ Blogs, rubrique portrait du mois. A ce moment là, je ne me doutais pas qu’on entendrait autant que j’étais sur le point de défaillir pour cause de rhume, que je ne savais pas trop ce que je disais, et que ça donnerait ce genre d’horreur après montage. Et Loukoum, ils t’ont coupé au montage, je te jure !

***
Glace au pandan

50cL de lait demi-écrémé
3 jaunes d’œuf
50 g de sucre
2 cs d’extrait naturel de pandan

Dans un saladier, faire blanchir le sucre et les jaunes. Mettre le lait à chauffer jusqu’à ce qu’il frémisse. Verser sur les jaunes en mélangeant. Reverser dans la casserole et laisser chauffer en remuant avec une cuillère en bois jusqu’à ce que le mélange nappe la cuillère.
Verser dans un autre récipient, laisser refroidir un peu et ajouter le pandan. Quand le mélange est à température ambiante, le placer au frigo jusqu’à ce qu’il soit bien froid.
Sorbetiser 15/20 minutes et placer au congélateur.

***
Mini cakes carotte pralin

150 g de farine
50 g de sucre
½ sachet de levure
1 pincée de fleur de sel
40 g de beurre fondu
1 oeuf
15 cL de lait
100 g de carottes râpées
1 pincée de quatre épices
pralin

Préchauffer le four à 180°
Dans un saladier, mélanger farine, sucre, levure, sel, quatre épices.
Dans un autre saladier, mélanger le beurre fondu, les carotes, l’œuf, le lait.
Ajouter la préparation humide à la sèche, mélanger et verser dans les moules. Parsemer de pralin et cuire 20 minutes.

Servir les mini cakes encore tièdes avec la glace au pandan et … enjoy !

dimanche 16 décembre 2007

Noël approche, les truffes arrivent : truffes au pandan

C’est la fin de ma semaine d’anniversaire (oui, j’étale ça sur une semaine – une journée, ça fait un peu rat, je trouve), et avec ça le bilan des récoltes (ça sonne très matérialiste comme ça, mais je pense bien sûr évidemment aussi of course à toute la joie et l’émotion partagée, incommensurable).
Je crois que le message concernant le thème est bien passé (cherchez l’intrus*) : épluche ail et presse-citron en silicone, meilleur thé vert de Paris, distributeur de bonbons, poche à douille, édition illustrée de 1940 de la Physiologie du goût de Brillat-Savarin, compil de l’ambiance sonore Colette, mini-cocotte Le Creuset et ... un Kitchen Aid ! rouge ! Mes prières ont été entendues, Dieu existe ! Un petit souci de livraison, il n’a pas encore pris place sur l’autel que je lui ai conçu, mais je contemple sa photo chaque matin, en attendant le jour J.
On a fêté ça au resto Les Saveurs de Flora, qui me tentait depuis un moment. Pas de photo, faute d’éclairage (tout à la bougie, ambiance, ambiance), mais c’est un endroit à essayer, d’autant que ladite Flora est vraiment adorable. Bref, autant vous dire que j’ai été pourrie gâtée jusqu’à la moelle, et je le vis bien.

En cette fin d’année, je commence à être assaillie de partiels et d’étude de cas (marque et innovation, pratique de la marque, analyse de la marque, stratégie de dénomination de marque, marc et sa mère, marc et son père … - enfin, j’en connais qui ont des trucs comme « méthodologie du diagnostic interculturel », alors…) ; le marketing a donc tendance a s’infiltrer dans mon esprit. Dernier cauchemar en date : je suis coincée étouffée entre un prisme d’identité de marque et une matrice du Boston Consulting Group, joie ! Alors, parlons market-comm 5 minutes …

Vous savez ce que c’est qu’une copy strat ? Une copy strat, ou copy strategy, c’est une feuille de papier – recto uniquement, on n'a pas le temps, ni les facultés intellectuelles, de lire plus que ça – avec des cases, qu’on utilise spécifiquement dans les milieux de la pub et du marketing. Les cases sont remplies par des lettres qui forment des mots, souvent peu utilisés dans la vraie vie Auchan(aspirationnel, stratosphérique, insight, fit, 360°, KFS, cobranding, MN, MDD, DN, DV, CVP …) qui ne forment généralement pas de phrases complètes. L’ensemble des cases a pour objectif de dire pourquoi le produit AZ52+ va cartonner sa mère.
Voilà donc la copy strat de la recette du jour : les truffes pandan noix de coco


- Contexte et Positionnement
Dans un quotidien morose et anxiogène (cf. métro, partiels, queue au Monop, baisse du pouvoir d’achat, invasion de mites alimentaires, invasion de pub de prévention de la dépression qui donnent envie de se tirer une balle, Grenelle de je-sais-pas-quoi, tentes 2 secondes du Canal Saint Martin, bla, bla), les consommateurs sont prêts à tout pour quelques instants d’évasion et de plaisir. C’est là qu’entre en scène Tronche de Cake, sauveur de consommateurs, notamment en période de grand froid. En offrant une douceur de Noël classique revisitée, son positionnement est celui de la force tranquille (la force du pandan, le tranquille de la truffe).

- Cible
Tout public, amateurs de sensations vertes et martiennes. Cœur de cible : membres du Comité des Adorateurs du Pandan.

- Promesse
Accompagner les gastronomes et gloutons dans leurs envies sucrées de confort food d’hiver en leur offrant un produit singulier, savoureux, de réalisation aisée et prompte, qui saura les faire pénétrer dans l’univers de marque Tronche de Cake – sachant que le brand universe est avant tout une experience, of course. Le petit plus : c'est tellement petit et rapide à avaler qu'on a l'impression que ça glisse sur les hanches, au lieu d'y rester coller à vie.

- Valeurs
Ouverture d’esprit et de papilles, goût de l’aventure culinaire.

- Bénéfices consommateur
Plaisir, étonnement, évasion, fondant, rassasiement

- Reason why (la raison pourquoi tu adhères direct au truc)
Un produit conçu par Maître Pandan, à l’écoute des besoins consommateurs – une caution donc, comme le Label Rouge. Le fondant d’une ganache au pandan, le chatouillement de la noix de coco … tous ça en deux temps trois mouvements, même pas.

- Tonalité
Vert. Et blanc.


Voilà comment on répond à l’insight consommateur (ie : tension irrésolue dans la vie de Mme Michu, à laquelle la marque apporte un bon fit - une réponse pertinentissime – ex : le pain de mie sans croûte, le gloss de pouff qui colle pas les cheveux aux lèvres, et tant d’autres).
La preuve par le verbatim (mots prononcés par Mr, Mme Michu, ou éventuellement sa copine Mme Friquet, lors d’un focus group – réunion de moult consommateurs tels que Mr et Mme Michu) : « mortel » (ma mère), « ta gueule, laisses moi savourer ! » (M.)
Je dédicace cette recette à Alexandra, la Miss Tiny des Goûts et des Couleurs, nouvelle membre welcomed au Comité des Adorateurs du Pandan, comme elle le montre là, dont les recettes exotiques ou non laissent souvent songeur.
Si toi aussi tu veux soutenir la grande famille du Comité des Adorateurs du Pandan, envoie tes dons à l’adresse lecookiemasque@gmail.com : un simple numéro de CB suffira.


***
Truffes au pandan et à la noix de coco

Pour une vingtaine de truffes (a posteriori : quantité à doubler, voire plus)
150 g de chocolat blanc de bonne qualité (le Galak doit passer, mais ce sera vraiment très sucré)
30 g de crème liquide entière
1 cuillère à soupe d’extrait naturel de pandan (toujours pas de fournisseur connu en France)
noix de coco râpée

Faire chauffer doucement le chocolat blanc et la crème au bain-marie. Ajouter le pandan et mélanger. Ne pas manger la moitié du mélange à même le bol.
Laisser refroidir et placer au frigo pour au moins une heure (je l’ai fait la veille).
Former de petites boules entre les paumes des mains (à peu près la quantité d’une cuillère à café) et les rouler dans la noix de coco.
Conserver au frais – ou engloutir rapidement, au cas où des membres du Comité des Adorateurs du Pandan passeraient par là.

***

Pour poursuivre sur la douce musique marketing, je vous conseille d’aller visionner une petite vidéo pas piquée des hannetons, où l’on peut observer (je peux pas m’empêcher de décrire ça, c’est une perle) une longue pub de SIX MINUTES à l’occasion de la collection Entre de Pierre Hermé : journalistes, chefs et « auteurs », masqués ou non ( ? ), en tout cas toutes dents sorties, décrivent combien « Pieeeeerrrrrre » est merveilleux, combien ces pâtisseries sont complexes et limpides à la fois, fantastiques, exquises, insolites, bla, bla, surtout celle aux petits pois et au maïs (véridique)… le tout filmé en noir et blanc, agrémenté de moult ralentis et gros plans. L’apologie de chaque produit (Extase, Révélation, Infini, Inulgence, Infini …) est précédé d’un écran noir avec le nom suivi de la prononciation, l’étymologie du mot et sa définition – ou : comment faire classe à moindre frais. Ex :

Indulgence (n.f.) [έdyljãs]
Lat. indulgentia
Rémission totale ou partielle, de la peine due pour les péchés déjà pardonnés
(je prends pas la peine de vous mettre les sous-titres)

Mais il y a aussi d’intenses variations d’intonations, des petits gloussements, une centaine de "hummmm" orgasmiques, très naturels, et une conclusion qui finit de convaincre le prospect : une minute de "juste waouahou". Vive "Pieeeerrrrre".
Ça se passe de commentaire (explicites, I mean). (ne pas se méprendre, j’ai une admiration énorme pour le travail de Pierre Hermé, pas pour celui de son service de comm, c’est tout)



Collection "ENTRE" de Pierre Hermé


***
Bon, pour finir sur un sujet beaucoup plus sérieux, j’ai une requête d’importance MAJEURE, VITALE, URGENTE.


Voilà le souci : je suis addict au flan. Ça m’est tombé dessus il y a presque deux ans et, depuis, je suis passée par plusieurs phase : j’ai d’abord fait le tour de toutes les pâtisseries de Paris pour trouver LE meilleur flan.
Après moult aventures et mésaventures (les "bétonnés", les "mous du genou", les "juste dégueu", les "mouais bof", les "c'est une blague ?" … ), je l’ai finalement trouvé dans un endroit des plus inattendus. Et oui, le meilleur flan pâtissier de Paris se trouve au Monoprix République. Incroyable, mais ô combien vrai. Et je précise bien qu’il s’agit du Monoprix République, car j’ai évidemment testé ceux des autres : rien à voir. Le crémeux n’est pas le même, la saveur non plus, quand à la pâte … non merci. Bref.

Ne pouvant pas simplement m'arrêter sur cette découverte, je me suis donc lancée dans la quête de LA recette de flan parfaite, et c’est là qu’ont commencé les déceptions. Combien d'hectolitres de lait, combien de douzaines d’œufs, combien de kilos de maïzena, de sucre et de vanille sacrifiés sur l’autel de mon désespoir ? A chaque fois, déception et amertume, sensation d’être une ratée, une bonne à rien, le vilain petit canard du flan : trop dur, trop mou, trop blanc, pas de goût, pas assez crémeux …
J’ai émis l’idée de demander le secret au Monop, mais la vendeuse (si vous connaissez le lieu, c’est celle qui a un regard tout à fait bovin et qui adoooore passer le balai précautionneusement quand la queue va jusqu’à l’abribus dehors) m’a juste répondu un truc comme « beeennn, humhummru’ chais pas moi ». Alors je suis allée voir la boulangère d’en-bas, qui fait un flan pas-mal-sans-plus-quoi, pour lui demander si elle utilisait de la poudre à flan. Elle m’a regardé droit dans les prunelles (il faut savoir que, pour une raison indéterminée, depuis trois ans, cette boulangère me déteste) et m’a répondu qu’elle n’en savait rien, parce que c’était « les gars en-bas » qui s’en occupaient, et que j’avais qu’à demander la recette à ma mère. A ma mère ??? (Désolée maman, mais bon … )

Je ne sais comment vous faire comprendre à quel point ce défi est primordial pour moi. C’est une question d’honneur, comme dans, je sais pas moi, Les trois mousquetaires, ou Aladin.
Pour vous dire à quel point le flan est important, dans ma vie et celle des autres : pas plus tard que la semaine dernière, je suis tombée sur un épisode d’une série où le père de la protagoniste a la vie sauve grâce à sa recette de flan (qui s’avère être en fait une crème caramel, mais ça se dit flan en mexicain) – quiconque sait à quelle série je me réfère a sérieusement du souci à se faire pour sa santé mentale.
Je crois bien avoir testé toutes les recettes de la toile, mais JAMAIS ne me résoudrais-je à utiliser de la poudre à flan. Non mais.
Alors, pouvez-vous m’aider ???
En témoignage, des photos du-dit flan monop : crémeux au possible mais qui se tient bien quand même, pas le goût d’œuf, que du bonheur.
D’AVANCE, MERCI.

* l’intrus de la liste de cadeau était bien évidemment la compil ambiance Colette. Quelle idée étrange.