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samedi 2 juin 2007

Totale extase : Mini Banh Phu Si réussis

Après moult tentatives, des cris et des larmes, et beaucoup de sueur – pas de clim dans la cuisine - j’ai enfin touché du doigt quelque chose qui se rapproche très fortement des Verts, les Bánh Phú Si, ou Bánh bông lan lá dua ou Bánh Bông Lan Phú Si, selon l’humeur des vietnamiens. Je ne refais pas le topo sur l’extase extrême que procure ce dessert beau et bon, d’un vert fluo 100% naturel. Je me dois d’expliquer le nom de ce gâteau, l’ayant reçu moi-même récemment. Banh, en vietnamien, ça veut simplement dire gâteau –aussi bien salé que sucré. Et Phu Si, c’est en fait Fuji, comme le mont. C’est donc le gâteau du Mont Fuji, car la noix de coco râpée fait penser au sommet enneigé de la fameuse montagne japonaise – mouais, à la limite, ok, mais le vert fluo ?

Reste donc à comprendre :
1/ Pourquoi diable les viet’ rendent-ils hommage au Mont Fuji ?
2/ Considérant le caractère douteux de l’imitation, de quelle étrange façon leurs facultés intellectuelles se développent-elles ?

Côté technique, le gâteau n’est en fait pas une génoise (comme pour les pim’s maison), mais un entre-deux entre le sponge cake (qui pourrait se traduire par génoise) et le chiffon cake : un spongefon, donc. Contrairement à la génoise, les blancs et les jaunes d’œufs sont ici battus séparément, et sans source de chaleur. Pour bien faire, il faudrait les faire cuire à la vapeur (c’est sûrement là que réside le secret du succès total, mais je ne pourrais essayer que rentrée à Paris) ; cela dit, la cuisson au four fonctionne plutôt bien aussi.
J’avais trouvé deux recettes de cette merveille, une sur un forum français, l’autre sur un site absolument génial (toutes les recettes vietnamiennes y sont, surtout les plus introuvables et improbables), testé les deux versions des gâteaux et de la crème, et la solution est là : prendre la recette du « spongefon » de Playing With My Food, et les quantités de la recette de la crème au pandan du forum, en adaptant les proportions de l’une et de l’autre.
Verdict : "oh la" - traduction : trop bon. On touche au but ultime, aussi bien pour la couleur et le goût que pour l’élasticité de la crème ; reste à parfaire légèrement le gâteau pour arriver au Nirvana –et ne pas pleurer en quittant le Vietnam. Le Comité des Adorateurs du Phu Si (en cours d'institutionnalisation - envoyez vos candidatures à la Reine Mathilde, 13 route de la Reine, Reine sur Seine Cedex 3000) aurait même tendance à préférer cette version mini, dont l'équilibre gâteau-crème présente l'avantage d'être moins bourratif et plus parfumé.


Mini Bánh Phú Si

Pour 6 mini Bánh Phú Si (doubler les proportions pour en obtenir 6 de taille normale)

Pour la base du gâteau - Spongefon :

Ingredients:
-2 œufs
-une pincée de sel
-60 g de sucre
-35g d’eau
-75g de farine
-1/3 cc de levure chimique

Préparation :

Séparer les blancs des jaunes. Faire mousser les blancs avec la pincée de sel, ajouter 40g de sucre et battre jusqu’à ce que le mélange soit monté mais pas trop ferme.
Dans un autre saladier, battre les jaunes avec les 20g de sucre restant jusqu’à obtention d’un mélange léger, jaune clair, puis ajouter l’eau et battre encore un peu.
Incorporer délicatement la farine, puis les blancs, puis la levure (oui, c’est étrange de mettre la levure à la fin, mais ça marche)
Verser dans des moules à muffins (normalement, dans des bols de riz, puis cuire à la vapeur une trentaine de minutes) et faire cuire un peu moins de 15 minutes à 180°.

Les gâteaux sont cuits quand le dessus est légèrement doré et qu’un cure-dent enfoncé dedans ressort sec. Laisser refroidir un peu avant de démouler sur une grille. Quand ils sont totalement refroidis, les couper en 2 (ou 3 si ce sont des gros, ou pas) dans le sens de la hauteur.

Crème à la noix de coco et au pandan :

- 100mL de lait de coco
- 175mL de jus de pandan (ou eau + extrait de pandan)
- 75g de sucre
- 13g de farine de riz
- 25g de fécule de tapioca
- environ 40g de noix de coco râpée

Préparation :

Dans un casserole, faire chauffer le lait de coco et le sucre.
Dans un bol, mélanger le jus de pandan, la farine de riz et la farine de tapioca. Ajuster la couleur. Quand le lait de coco commence à bouillir, baisser le feu et verser doucement ce mélange dans la casserole tout en mélangeant. Mélanger sans arrêt pour éviter les grumeaux, car la crème épaissit très très vite. Continuer à chauffer en mélangeant jusqu’à ce que la crème soit bien élastique et qu’on puisse former des rubans en soulevant la masse. Couper le feu et continuer à mélanger un peu pour faire refroidir légèrement la crème.

Montage :

Etaler une cuillérée à soupe de crème sur la tranche du dessous des gâteaux, refermer avec l’autre tranche et recouvrir complètement de crème – dessus et sur les côtés. Saupoudrer l’ensemble de noix de coco – autour des gâteaux aussi. Mettre au frais pour que la crème prenne bien.

Certains préfèrent les banh phu si tout juste sortis du frigo, d’autre à température ambiante – moi je ne sais pas ce que je préfère, je sais que c’est bon, c’est tout.

samedi 26 mai 2007

J’ai menti : temaki sans riz et muffins surprise

A la suite des commentaires sur le dernier post, débat passionné suscité par certains protagonistes de l’association Loi 1901 « Des moules et le gâteau » - sur la question de la survie de la faune et la flore marines dans son rapport à la problématique de la culture intensive d’algues - j’avais fait la promesse de ne plus publier de recettes utilisant des algues, susceptibles d’inciter les internautes à contribuer, de façon certes involontaire mais néanmoins bien réelle, à la mort lente et douloureuse de la foultitude de petits mollusques moches et gluants qui peuplent nos eaux.
Tout bien considéré, j’ai décidé de ne pas m’y tenir. D’abord parce que j’aime bien les algues, ensuite parce que personne n’a lu ces commentaires, et quand bien, même, personne ne peut faire confiance à quelqu’un qui porte le nom de Marie-Claire De Voissieu.
Donc, j’ai menti, et j’en suis fière : j’ai fait de très jolis et très savoureux temakis au thon et aux légumes : concombre, poivron, carotte. Et, contre toute attente, c’est presque meilleur sans riz. On sent bien le petit goût iodé de mon amie nori.
Et pour poursuivre sur ma lancée de promesses non tenues, j’ai refait des muffins ce matin pour le petit-déjeuner, mais avec un ingrédient surprise : du tofu. Effet moelleux étonnamment réussi, d’autant que j’avais sans le vouloir mis le four en position grill (et oui à 6h du matin je suis réveillée mais pas forcément opérationnelle), ce qui donne donc une alliance très réussi du croustillant du chapeau et du fondant du corps. Et un autre ingrédient surprise, surtout pour les individus de mauvaise foi ayant le café en horreur, que ma décence m’oblige à ne pas nommer : une pincée de café soluble.

Deux recettes de petites choses à la fois belles, bonnes, légères, japonisantes … Bref, on pourrait même dire que c’est une expérience à la fois polysensorielle et signifiante, où le chef s’affranchit des codes traditionnels pour recréer de nouveaux répertoires du goût et permettre une nouvelle philosophie de l’alimentation, dans une société morose où l’esthétisation du quotidien apparaît comme nécessité absolue vis-à-vis d’un consommateur dépérissant et en quête de sens.
[Voir le best-seller à paraître « Pâtisserie de luxe : les nouvelles stratégies gourmandes, et ta mère ? » aux éditions Un mémoire en moins d’un mois]

Temakis sans riz aux légumes

Même pas qualifiable de recette tellement c’est simple. Mélanger une boite de thon avec un peu de sauce salade ou de yaourt, assaisonner avec wasabi, sel, poivre, sésame ou ce que vous voulez.
Découper des légumes en bâtonnets. Découper les feuilles d’algues nori en deux.
Déposer un peu de thon sur la partie gauche de la feuille, placer quelques bâtonnets de légumes, saupoudrer de sésame grillé.
Rouler la feuille de façon à former un petit cône, et la coller en la mouillant légèrement.


Muffins chocolat tofu


Pour 6 petits muffins

100 g de farine
40 grammes de sucre
1/3 de sachet de levure
100 grammes de tofu
1 oeuf
50 grammes de yaourt nature
un peu de lait
30 grammes de chocolat concassé
1 petite cuillère à café de café soluble

Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farine, sucre, levure, pépites
Dans un autre, mélanger les ingrédients humides : écraser le tofu en miettes, ajouter le yaourt, l’œuf, le café soluble.
Verser le mélanger humide dans le mélange sec, mélanger et ajouter un peu de lait si nécessaire.
Faire cuire 20 minutes à 180° (position grill dans mon cas)
Très bon avec une tasse de café – ou pas.

mercredi 23 mai 2007

Tout fout le camp : flan d’agar agar coco mangue, ananas rôti, bouchées coco chocolat

Pour célébrer la fin de l’épreuve du mémoire, et me donner des forces avant d’affronter le cours de demain (« Le marketing expliqué à un nouveau-né »), je voulais concocter un petit menu sympathique : des makis et des californian rolls, puis un petit dessert.
Ayant en tête quelque chose de crémeux et frais à la fois, je voulais faire une super panna cotta à l’agar agar, au lait de coco et à l’ananas, repérée je ne sais plus où. C’était sans compter sur le fatum qui s’est abattu sur moi aujourd’hui.
D’abord, le tourbillon des mouches. Ensuite, la chute du verre. Puis, l’absence de l’ouvre-boîte. Enfin, la crise de l’agar-agar. Je ne parle même pas du semi-échec des makis, à cause du riz mal cuit, je sens que je vais perdre mon lectorat…

J’ai tenté de me battre, et j’ai finalement obtenu une sorte de flan, ou de gelée, à la noix de coco et à la mangue, surmonté d’ananas rôti. Rien à voir avec ce que je voulais, mais je commence à avoir l’habitude… Assez agréable, frais et parfumé en tout cas.
Toujours motivée, j’émets l’idée d’atténuer ce carnage par de petits financiers à la noix de coco. Mais le fatum a ses raisons que la vendeuse d’œuf vietnamien ne connaît pas : j’ai failli tourner de l’œil en cassant les œufs, dont l’odeur présageait déjà d’un poussin bien portant. (Il faut savoir que les vietnamiens sont particulièrement friands d’œufs fécondés)
D’où, nouvelle lutte : j’obtiens des bouchées à la noix de coco et aux pépites de chocolat. Pas mal avec un thé aussi.



Flan noix de coco mangue – ananas rôti

Pour 6 petits flans :

30 cL de lait
4 cuillères à soupe de sucre
3 cuillères à soupe de noix de coco en poudre
½ mangue écrasée
2 cuillères à soupe d’agar agar vietnamien (beaucoup moins avec l’agar agar qu’on achète en France, je dirais 2 cuillère à café)
100 grammes de yaourt nature
Un bouchon de rhum

Un ananas
1 cs de sucre
1 cs de noix de coco

Couper la moitié de l’ananas en petits dés, l’autre en tranches assez fines. Disposer sur une plaque, saupoudrer de la cuillère de sucre et de noix de coco. Faire caraméliser au four 10/15 minutes en position grill.

Pendant ce temps, faire chauffer le lait mélangé à la noix de coco, le sucre, la mangue et l’agar agar. Laisser frémir une minute. Hors du feu, ajouter le yaourt et le rhum. Remettre sur le feu et laisser épaissir un peu.

Répartir les dés d’ananas dans des ramequins, puis la crème à la noix de coco. Placer au frais plusieurs heures.
Au moment de servir, démouler les flans et décorer de tranches d’ananas rôti.

Bouchées noix de coco chocolat

Pour une quinzaine de bouchées

100 grammes de farine
50 grammes de noix de coco
50 grammes de sucre
½ sachet de levure
30 grammes de pépites de chocolat
1 yaourt nature
30 grammes de beurre
5 cL de lait


Préchauffer le four à 170°. Mélanger tous les ingrédients dans l’ordre. On obtient une texture un peu plus ferme qu’une pâte à cookies.
Former de petits tas de pâte sur une feuille de papier sulfurisé.
Laisser cuire entre 12 et 15 minutes.

Promis, j’arrête avec l’agar ; mais il fallait quand même terminer le sachet...

samedi 19 mai 2007

Retour en force des muffins : After Eight

Pour poursuivre sur la voie de la fraîcheur mentholée, des muffins menthe-chocolat, effet très After Eight. Je sais, j’avais dis « J’arrête les muffins », mais je peux pas tout arrêter : la cigarette, les muffins …
Et puis quoi encore, le coca light ?
Et puis j’ai attendu un délai respectable avant de les faire ressusciter.
Et puis je ne pourrais plus me regarder en face si je laissais mourir de faim Mathilde, si malade et vulnérable, prête à accepter les soins du premier Nguyen venu.
Et puis on a bien besoin de réconfort dans cette ville – et cette maison – de brutes.

Pour la recette, pâte à muffins de base, comme d’hab, + 50 grammes de chocolat très noir concassé, dans le mélange sec, et 4 petites gouttes d’huile essentielle de menthe dans le mélange humide. Un peu moins de 20 minutes à 180°. Hop la.

correction : bien moins de 20 minutes, plutôt 16.
Pâte à muffins nature
Ingrédients :
150 gr de farine
1 oeuf
50 gr de sucre
100 gramme de yaourt
10/15 cL de lait
1/3 de sachet de levure

Préparation :
1. Mélanger la farine, la levure et le sucre.
2. Dans un autre bol, mélanger l’œuf et le yaourt.
3. Verser le mélange humide dans le mélange sec et mélanger légèrement - juste de quoi humidifier la farine.
Je remets quand même la recette de la pâte à muffins basique, au cas où les lents du cerveau ne seraient pas tous concentrés au Vietnam comme il le semble pourtant...

vendredi 18 mai 2007

« J’arrête donc je suis » ou « mort de la cigarette et besoin de fraîcheur » : entremet bicouche menthe poivrée - chocolat

Bon. Tout va bien, je vais bien, j’arrête simplement de fumer. Soit, il était temps. Il s’avère que ce n’est pas si insurmontable, quoi que. En tous cas, ça fait travailler l’imagination. Les stratagèmes de motivation se sont multipliés : post-it virtuel où noter des paroles d’encouragement, fond d’écran de photos de poumons – sains et malades, tableau des horreurs version art contemporain où des mégots noirs et jaunes sont scotchés sous toutes les coutures, dissimulation des briquets …



Le problème, c’est que la pollution parait encore plus brutale qu’avant, genre « sniff de cheminée d’usine à déchets radioactifs». L’autre problème, c’est le besoin de s’occuper la bouche, genre « il est 3 heures du matin, j’arrive pas à dormir, dehors c’est la tempête, pourquoi pas avaler la moitié du pot de Nutella debout dans la cuisine avec pour seule lumière la veilleuse du frigo ? »
Il fallait faire quelque chose, redonner un peu de fraîcheur à cette maison qui en manque cruellement en ce moment – affaire à suivre. Bon, je ne pense pas sincèrement que ça m’éloigne longtemps du Nutella, mais c’est déjà ça.
J’ai donc fait ce petit « entremet » à l’agar agar, huile essentielle de menthe poivrée et chocolat noir, plus un peu de yaourt pour le crémeux, ce qui donne une petite chose pas mal, toute légère, fraîche et fondante.

Entremet – ou pas – bicouche menthe poivrée – chocolat :

Ingrédients pour 4 petits entremets :

40 cL de lait
4 cuillères à soupe de sucre
2 grammes d’agar agar
2 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée
30 grammes de chocolat noir minimum 70%
1 yaourt nature (100 grammes)

Préparation :

Faire chauffer la moitié du lait avec 2 cuillères à soupe de sucre et l’huile essentielle. Ajouter la moitié de l’agar agar, porter à ébullition quelques instants et mélanger jusqu’à épaississement.
Verser dans un bol et ajouter la moitié du yaourt. Bien mélanger et réserver au frais.

Recommencer l’opération pour la couche chocolat : mélanger lait, sucre et chocolat cassé en morceaux. Faire chauffer jusqu’à ce que le chocolat soit fondu. Ajouter l’agar agar et laisser épaissir quelques minutes. Ajouter un peu moins de la moitié du yaourt, pour ne pas que la couleur s’éclaircisse trop.

Dans de petits ramequins (ou autre), verser une couche de préparation à la menthe, laisser prendre quelques instants puis recouvrir d’une couche de chocolat. Finir par une couche de menthe.
Réserver au frigo plusieurs heures.

Au moment de servir, démouler les entremets et les saupoudrer de chocolat râpé.

Tableau des horreurs


Sympa, non ? "On se croirait à New York"

jeudi 3 mai 2007

La fin des inégalités nord-sud : tarte au maroilles vs pizza, réconciliation autour de rochers coco

La guéguerre nord-sud se poursuit au 135 Nguyen Huu Canh. Qui sera le vainqueur ? D'un côté : le nord, avec la tarte au Maroilles d'Olivier. De l'autre : le sud, avec la pizza tomato-basilico-anchoyo-câpro de personne. Verdict : tout le monde a gagné ... l'échec de la pâte rend le jugement malaisé, et je préconise une saine réconciliation autour de rochers coco.

Mais c'est quand même vachement bon la tarte au maroilles, surtout au Vietnam.




La tarte au maroilles - recette retranscrite des explications d'Olivier :




Alors, c'est facile : on étale une pâte brisée, on verse un pot de crème fraîche dessus, on dispose les tranches de maroilles (mais pas trop, sinon ça pue trop). Un peu de sel, beaucoup de poivre, et hop, au four à 200°. Quand tout le quartier est parfumé, c'est prêt.


La pizza :



Alors, c'est facile : on étale la pâte à pizza (En théorie : 250g de farine, 1/2 sachet de levure de boulanger, de l'huile d'olive, du sel : on pétrit bien et on laisse reposer jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume. En pratique, quelqu'un sait comment se dit "levure de boulanger" en vietnamien ?), on étalle la sauce tomate de
chez Guido, on parsème d'oignon, de basilic, de câpres et d'anchois. Un peu de sel, beaucoup de poivre, et hop, au four à 220°. Quand on a finit sa bière, c'est prêt.

Rochers coco




Ingrédients - pour une quinzaine de rochers :


- 100 grammes de noix de coco en poudre
- 80 grammes de sucre
- 1 blanc d'oeuf
- un peu de lait

Préparation :

Verser dans un saladier la noix de coco, le sucre et le blanc d'oeuf. Ajouter un peu de lait et bien mélanger.
Former de petites boules sur une feuille de papier sulfurisé, et les façonner en forme de rochers (Cela dit, chacun a son avis sur la forme que devrait avoir ou non un rocher. Plutôt menhir ou caillou ? C'est beau la nature)
Cuisson : une dizaine de minutes à four très chaud (environ 220°)
Astuce pour plus de moelleux : placer les rochers au congélateur pendant une heure avant de les faire cuire.

mardi 1 mai 2007

Plus belle la vie au Vietnam : muffins méditerranéens

Cher public,

vous qui êtes à ce jour des dizaines de millier à me lire, me soutenir et m'encourager par vos commentaires - auxquels je n'ai plus guère le temps de répondre - je tiens à vous remercier chacun, personnellement, de l'amour que vous me portez. Il n'y a pas de mots assez justes pour vous exprimer ma gratitude et ma reconnaissance. A vous, travailleurs du monde entier, enfants battus ou putains du district défavorisé de Binh Thanh - sans oublier les cantons ruraux oubliés si chers à nos coeurs - je veux dire que vous avez fait le bon choix, un choix que vous pourrez concrétiser d'ici peu. L'échéance des urnes est proche, et je veux vous donner un gage de ma sincérité et de mon dévouement à notre grande nation. Je veux pouvoir vous regarder en face et vous dire : je vous ai compris. Voici donc ma réponse à vos remarques silencieuses, que j'ai su entendre malgré vos regards effrayés, le nouveau point clef de mon programme pour la France : Stop aux muffins !


Il faut savoir être conscient de ses excès, pour cheminer vers des horizons indédits et revenir plus fort et plus puissant. Mais pour cette dernière fois provisoire, une petite note méditerranéenne inspirée du fameux succès de "Plus belle la vie" - spéciale dédicace à TV5 Monde. Parce que, si on excepte ce mémoire-non-entamé-à-rendre-dans-29-jours-qui-commence-à-me-gaver-sévère, elle est quand même belle la vie au Vietnam.



Muffins méditerranéens


Ingrédients pour 6 muffins :

- 130 g de farine
- 1/3 de sachet de levure
- 1 œuf
- 100 g de yaourt nature
- ½ oignon
- 2 gousses d’ail
- 70 g de beaufort
- une dizaine d’olives (vertes, ou pas)
- quelques anchois (ou pas)
- une vingtaine de feuilles de basilic
- sel, poivre

Préparation :

Tailler le beaufort en petits dés, en conserver quelques morceaux pour faire gratiner le dessus. Ciseler le basilic. Couper les olives, les anchois, l'oignon et l'ail en petits morceaux. Réserver.

Préchauffer le four à 180°.
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure et une pincée de sel.
Dans un autre saladier, mélanger l'oeuf et le yaourt. Y verser tous les ingrédients réservés. Bien mélanger en ajoutant le lait. Assaisonner.
Verser le mélange humide dans le mélange sec, remuer - mais toujours pas trop pour les muffins, il faut qu'il reste des grumeaux pour qu'ils montent bien.
Verser dans les moules et soupoudrer des morceaux de beaufort restant.

Enfourner 20 minutes, et mettre sur grill quelques minutes de plus.

ps : toute suggestion concernant le marketing de la haute pâtisserie est la bienvenue.

lundi 23 avril 2007

Mon programme pour la France : variations libérales autour du Snickers

En ces temps difficiles, dans une période économique anxiogène voyant des consommateurs citoyens effrayés et boudeurs, le regard triste et la bouche tombante d'une vache affamée égarée au Tadjikistan ou au fin fond des cantons ruraux oubliés, je veux dire que le changement est possible.
Oui, vous qui avez été oubliés, délaissés, abandonnés, vous qui vous battez chaque jour de votre morne vie, vous à qui on a promis monts et merveilles pour mieux vous rouler dans la farine, je dis : une autre voie peut s’ouvrir. Imaginez, un monde où tout ne serait que joie et rires, douceur et plaisirs, moelleux et fondant …
Le temps des promesses et des tentatives finissant en ratés et gamelles est révolu, il faut aujourd’hui se tourner vers de nouveaux horizons, sans préjugés ni inquiétudes infondées. Le monde a changé, il est porteur de progrès ; et il est de mon devoir de vous guider vers cette nouvelle qualité de vie. J’ai dit que ma priorité était de donner à chacun le moyen d’accomplir ses rêves, de réaliser ses ambitions, de réussir sa vie. Vous avez assez peiné pour trouver LA recette qu'il vous fallait. Je le répète aujourd’hui, vous aussi, vous pouvez réussir vos goûters, et je veux vous donner plus que des mots, je veux vous montrer la voie, vous redonner le goût de l’aventure et du risque, afin que vous ne soyiez plus jamais déçus par vos recettes. Laissez de côté vos angoisses, et laissez vous séduire par la nouvelle moralisation du capitalisme financier, enjoy yourserlf version US :

Variations libérales autour du Snikers : muffins et cookies





Muffins volcaniques au Snickers



Ingrédients :
1 oeuf
150 gr de farine
Environ 120 grammes de Snickers (j’ai mis 3 mini snickers)
50 gr de sucre
100 gramme de yaourt
15/20 cL de lait
1/3 de sachet de levure

Préparation :
Mélanger la farine, la levure et le sucre. Dans un autre bol, mélanger l’œuf et le yaourt.
Couper les snickers en petits morceaux, en réserver quelques uns et ajouter le reste à la farine.
Verser le mélange humide dans le mélange sec et mélanger légèrement.
Verser dans les moules à muffins et ajouter un morceau de Snickers sur le dessus.

Cuisson :
20 min à 190°C … ça déborde, ça explose de caramel …



Cookies au Snickers



Ingrédients :
110 g de beurre mou
220 g de farine
1 oeuf
170 g de sucre
½ cc de levure
1 cc d’extrait de vanille
1 pincée de sel
Environ 140 grammes de Snickers (soit 4 minis)

Préparation :
Préchauffer le four à 180/200°.
Mélanger le beurre, la vanille et le sucre jusqu’à obtenir une consistance crémeuse, puis ajouter l’oeuf. Ajouter la farine, la levure et le sel, puis les snickers coupés en petits morceaux.
Former des petites boules légèrement aplaties et les disposer sur une feuille de papier sulfurisé, en les espaçant bien.
Enfourner 12 minutes … en surveillant.


Ps : le petit jeu consiste à repérer les phrases tirées du discours d’un certain candidat présent au 2nd tour des élections.